Château de Menessaire

Domaine de la Princesse Armoria, Duché de Saulieu
 
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 Courriers

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Armoria

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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 30 Nov 2010 - 23:42

Citation :
Bel ami,

Quel plaisant réveil que celui d'hier matin, quand un valet est venu m'annoncer, et je le cite : "Cardinal vous a accordé sa confiance.". Oh, bien sûr, je le savais, mais il est si doux de l'entendre dire par votre envoyé !

Enfin, je ne vous écris point que pour cette friandise d'hier matin... Je suis libérée de mes engagements, et vais donc pouvoir songer à ce pèlerinage dont je vous avais déjà parlé : si le cœur vous en dit toujours, dès ce soir je ferai mes préparatifs afin que de partir, il vous suffira donc de me faire savoir si vous êtes disponible.

Et en écrivant, il me vient à l'esprit que si le Cardinal, Duc de Bourgogne, et Armoria, Duchesse de la même, ont fait jadis leur tour du Duché, jamais en revanche nous ne l'avons fait ensemble. Remédions donc à cet acte manqué !

... Et peut-être m'accorderez-vous la grande joie de nouveaux tête à tête en taverne - j'en suis restée à un "nous en reparlerons" que j'avais traduit par "quand nous serons seuls", et vous connaissez ma nature vive et impatiente...

Savez-vous que vous êtes attendu à Vincennes pour recevoir en cadeau de la Couronne un poulain issu des haras royaux ?

Mignonnement,
Armoria

PS : si vous avez des préférences quant à l'itinéraire de ce pèlerinage, un mot de vous et j'obéirai.
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 24 Déc 2010 - 20:42

Citation :
Le bonsoir, messire le non-byzantin,

Veuillez recevoir la présente de la part de... Comment avez-vous écrit, déjà ? Ah oui : celle qui a tramé des "manœuvres byzantines et calamiteuses", je re-cite, "afin d'aboutir à des fins bien peu à l'honneur de ceux ou de celles qui ont ainsi poussé à la roue".

Bien peu d'honneur, en effet, que de songer à ce que nous avons tous deux subi.

Manœuvre byzantine et calamiteuse, il est vrai, que, pour y parvenir, mon vice m'a poussée à aller monter la garde sur les remparts de Dijon où j'ai vu le faquin pénétrer comme un bon garçon. Byzantine et calamiteuse, là encore, le fait que je sois allée directement trouver notre suzeraine pour la contraindre à une chose ignoble et indue : faire appel à son devoir de justice et protection.

Je ne saurais vous dire à quel point vous m'avez blessée en me faisant jeter ces mots en pleine face, devant audience, et non pas vous-même, mais par un laquais. A croire que mon ignominie ne mérite même point que vous me le disiez vous-même.

J'ai longtemps cru en notre amitié, il faut croire que j'étais dans l'erreur, erreur que vous n'avez détrompée que ce jour, et par valet interposé. Le procédé est on ne peut plus délicat. Vraiment.

Ah, au fait, je vous envoie mes meilleurs vœux.

Armoria de Mortain, dicte la fourvoyée.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 28 Déc 2010 - 19:28

Le 20 de Décembre 1458, le beau Cardinal a écrit:
le beau cardinal craint qu'il ne saurait vous suivre et qu'il restera en dijon l'éternelle ... ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour pas mal de gens, peut-être ainsi y aura-t-il des combats ...

bonne route et à très bientôt ...

Citation :
Bel ami,

Je viens à l'instant de relire votre dernière lettre, et oserais-je le dire ? Oui, j'oserais : vous m'agacez !

Lire de votre main "à très bientôt" me tourne les sangs, et me fait presque perdre la tête... Vous devriez avoir quelque honte, bel ami, à me tourmenter de la sorte, enfin ! Si encore je n'avais point été prise de la folie de vous avouer ce que mon cœur recèle, ma foi, je ne dis pas...

Mais il semblerait qu'en plus de mon cœur, vous souhaitez vous rendre maître de ma raison : vous y êtes presque parvenu, si c'est le cas, morbleu !

Enfin, demain devrait, je crois, nous mener au combat, et je serais avisée de ne plus songer à vous pour l'heure, sans quoi je risquerais d'être distraite et de prendre plus de risques qu'il n'en faut.

Notez donc que nous devons à tout prix convenir d'un moyen que cesse mon impatience - tout bon mire vous le dira, c'est très mauvais pour les humeurs. Je vous propose donc la promesse de votre part que nous nous voyions en tête à tête afin que nous puissions reprendre sans présence importune cette conversation que nous avions commencée en taverne.

Ne vous méprenez pas, quoi qu'il en soit, sur le ton de reproches du début de la présente : c'est que j'essaie de faire part sous couvert d'humour - arme dérisoire - ce qui me trouble grandement.

Car je sais à présent que malgré la folle missive, vous me gardez votre amitié, mais je pousse l'audace à vous écrire : qu'en est-il du reste ? J'ai depuis une jambe sur chaque rive, bel ami, et il ne tient qu'à vous que je me retrouve d'un côté ou de l'autre... Celui de l'amitié me consolerait, il est vrai, mais l'autre, l'autre ! Il me comblerait.

Vous êtes un vilain garçon, de me laisser de la sorte sur ces charbons si ardents...

Offrirez-vous comme étrenne à mon impatience cette promesse d'une entrevue ?

Mignonnement, et follement, aussi,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 28 Déc 2010 - 20:10

Citation :
Mon amie,

(puis-je encore me réclamer de ce titre auprès de vous...? Le seul qui pourtant comptât !)

Je lis et relis une fois de plus votre courrier et... Et je m'en veux de ne pas avoir été plus explicite. Ces fameuses manoeuvres byzantines, à aucun moment je n'ai songé qu'elles fussent votres. Je me souviens encore trop bien ce que nous avons pu vivre en ces affreux jours angevins pour vous en vouloir une seule seconde d'avoir souhaité régler le compte de ce gibier de potence, quel qu'en fut le moyen. Je ne souhaite moi-même que sa mort, en les pires souffrances qu'il est possible d'imaginer !

Vous voyez le comble, mon amie : c'est que la seule personne qui se soit senti visée est exactement celle-là que je ne visais point : Vous !

Car je sais comme certaines mauvaises femelles se sont jetées comme le leu au cou d'une faible proie sur notre Suzeraine à seule fin de la mettre à bas ! Je sais qu'il n'en fut nullement de votre intention. Ce sont donc bel et bien -et définitivement- ces affreuses -Esses que mes mots signalaient, les mêmes qui ne bougèrent d'un iota lorsque notre malfaisant s'avisait déjà de parcourir une fois encore nos terres. Vous : JAMAIS !

Mais je ne puis me résoudre à voir ce maraud blanchi par quelque jurisprudence, après qu'il eut accompli sa peine : Son méfait est éternel et sa peine ne peut donc qu'être fatidique ! Et puis... Vous me connaissez assez pour savoir comme je déteste cette basse justice, ces règlements idiots, ces codex insipides... C'est trop de douceur pour le mal en ses représentations physiques !

Voila mon amie, ce que j'ai voulu,
Que je regrette tant ne pas avoir pris le temps de mieux vous expliquer.

Votre toujours Erik,
Sous la bannière d'Aristote.

Citation :
Erik,

Je ne sais de quelles manœuvres vous parlez ; lorsque la Duchesse a décidé d'accéder à ma demande - la mienne seule - il n'y avait en son bureau qu'elle, la dame Procureur, le malfaisant et sa coureuse de remparts, et moi-même.

Adoncques, je crains que vous ne vous soyez trompé de cible. Mais ma longue carrière au service de ma Bourgogne et de mon Roy m'ont appris à me guérir des outrages, surtout ceux qui sont involontaires.

Je suis prompte à la colère, vous le savez, mais prompte aussi à l'apaiser. Me voici rassurée quant à l'opinion que vous avez de moi - mais juste pour l'avenir : quand vous voyez que je participe à quelque chose, vous pouvez être par principe certain qu'il n'y a là nul complot.

La Duchesse est en effet entourée de femelles peu amènes, pour ne point dire davantage, mais vous devriez savoir qu'en aucun cas je ne me rangerais de leur côté.

Et puisque je vous écris, autant vous rappeler que j'attends votre réponse quant à "Boum"...

Ah, j'ai vu votre hoir : il faut d'urgence, soit lui trouver femelle, soit le faire convoler, car son pucelage laisse sur son visage de bien vilaines traces que le fait de soulager ses bourses arrangerait grandement... Je lui ai conseillé d'user d'orties pour sa peau, mais le feu du pucelage est souvent bien plus fort que les meilleurs remèdes...

Amicalement,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 12 Jan 2011 - 0:35

Snell, le 7 de Janvier 1459 a écrit:
Anaëlle,

Le respect... oui, nous semblons avoir un problème de respect.

Je t'en voulais un peu pour l'embuscade que tu nous as tendu à ma fille et moi. J'aurais aimé que tu aies assez de respect pour m'en parler auparavant.

Je t'en veux aussi pour avoir tourné le jour de mon annoblissement en une crise de jalousie. Voilà combien d'année que j'attendais cette journée, que je méritais cette journée? Cette journée était la mienne! Une journée de réjouissances! Comment peux-tu oser te l'approprier ainsi en te présentant comme une victime du baiser vassalique? Penses-tu vraiment que j'ai pu célébrer cette journée heureuse après ton départ précipité? Non, j'ai terminé cette journée qui devait être une de mes plus belles, seul et amer.

Finalement, je t'en veux d'être partie à la guerre, partie risque ta vie rien de moins, sans me parler ni même me laisser un mot. Un bonnet, voilà tout. Pas de parole d'au revoir, rien. J'ai appris ton départ par des amis qui sont dans la même armée que toi et c'est donc ainsi que j'ai suivi chaque combat. En prenant mes nouvelles de toi de personnes voulant me parler. Pensais-tu vraiment que je ne m'inquiétais pas de ton sort? Chaque soir, avec le bonnet que tu m'as laissé entre les mains, je prie pour que l'épée que je t'ai forgée te protège. Et chaque matin je m'informe que tu es encore en vie et sauve.

Naïvement, je croyais qu'en te blessant de la même façon que tu m'as blessé, la douleur serait moindre. Or, en écrivant mes doléances maintenant, je trouve tout cela bien enfantin. Comment puis-je me venger de toi lorsque la douleur que je te cause m'en cause encore plus?

Je suis furieux contre toi, Anaëlle, mais tu ne méritais pas le traitement silencieux que je t'ai fait subir. Je regrette et je te demande pardon. C'est bien peu lorsque tu risques ta vie à tous les jours comme c'est le cas présentement, mais sache que, même si tu ne me pardonne pas, tu continues d'être dans mes prières à chaque soir, et que je ne souhaite rien de plus au monde que de te revoir vivante et indemne, même si tu décides de ne plus me revoir, moi.

Car malgré tout ce qui arrive ou arrivera, je t'aimerai.


Guillaume


Dernière édition par Armoria le Mer 12 Jan 2011 - 0:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 12 Jan 2011 - 0:46

Pardalis, le 9 de Janvier 1459 a écrit:
Ma douce amie,

je vous remercie de vous soucier de mes blessures. Celles-ci ont promptement guéri, mais je ne sais lequel de votre pot d'onguent ou de la pensée que j'avais envers vous lorsque je l'appliquait fut le meilleur médecin. A présent, je suis sur pied et me voilà revenu à mes ennuis : rendre la justice en temps de guerre. Je sais que vous en avez eu quelque écho.

Mais bon... assez parlé de moi. Je viens d'intégrer la lance de dame Jehane et nous nous trouvons à Chambéry. J'enrage d'avoir été mis hors de combat. J'espère vous retrouver très bientôt, dès que mes occupations me laisseront un moment à moi, en espérant qu'il coïncide avec un moment à vous.

Soyez persuadée, en tout cas, que je pense sans cesse à vous et qu'en toute occasion, je vous prie de me traiter comme votre humble et aimant serviteur,
Pardalis de Sainte-Hélène
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 12 Jan 2011 - 1:00

Citation :
Le bonsoir, messire Comte,

Je pensais vous en toucher un mot la dernière fois que nous nous sommes vus - autrement dit au Louvres, pour les allégeances au Roy - mais ce soir-là, vous étiez distrait, pour ne point dire absent : j'avais du reste mis cela sur le compte de l'émotion.

Je ne sais si vous en avez souvenance, mais lors de la guerre en bretagne, lors d'une soirée dans ma tente, nous avions parlé de votre désir d'avoir bon lignage, ainsi que de ma pucelle, qui à l'époque était promise.

Le promis en question s'est avéré être un rustre de la pire espèce que j'aurai grand plaisir à souffleter si jamais j'ai le malheur de l'avoir de nouveau sous mes yeux. Passons : toujours est-il que, vous l'intuitez, la promesse lui a été rendue.

Ma douce aînée, qui va sur ses quinze ans, attend donc encore que je lui trouve un époux. J'en porte en partie la faute, à être toujours par monts et par vaux...

Comme vous le savez, je suis née gueuse, mais mon sang est robuste, et ma fille a été élevée en partie par feu Monseigneur Gedeon. Elle est très-pieuse et très-sage, un peu sauvage en société. Son éducation l'a habituée à l'obéissance, de sorte que son futur mari n'aura avec elle pas le moindre souci. Sa santé est excellente et son fond d'œil est net et blanc, tout comme sa peau, qu'elle prend garde de ne jamais exposer, comme il se doit.

Voilà donc, cher ami : en quelque sorte, me voici en train de demander votre main. Je vous sais attaché aux traditions, aussi, si vous le souhaitez, nous pourrons garder pour nous le fait que le premier pas aura été mien.

Au plaisir de lire votre réponse, et vous recommandant mes compagnons d'armes et moi-même dans notre lutte contre les hérétiques de genève l'impie, cordialement,

Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 13 Fév 2011 - 21:38

Citation :
Que serait, bel ami, un 14 février sans une rose de moi pour vous ?

Seulement, cette année, pour la première fois, je ne le fais point sous couvert d'amitié. Comme je vous l'écrivis voici quelques mois, j'en suis à une période de ma vie où les masques se doivent de tomber.

Cette rose qui est à présent entre vos mains, bel ami, elle est rouge, d'un rouge vibrant et que j'assume.

Voici ma rose, bel ami : à vous de voir ce que vous en ferez.

Mignonnement,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 22 Mar 2011 - 19:34

Citation :
Bien cher com-Pair,

Navrée, tout d'abord, d'avoir tant tardé à vous répondre. Ce ne fut point par manque de temps, mais parce que je ne savais guère que vous dire.

En effet, des deux noms que vous me soumettez, j'aurais grand mal - cela revient, de fait, à choisir entre peste et choléra...

Bourgogne a parfois fait montre d'un caractère pour le moins odieux ; notez qu'il tend à s'adoucir ces derniers temps. Cependant, j'avoue être dubitative quant à sa disponibilité, et c'est là, je pense, que le bât blesse, le concernant. D'ailleurs, quand il œuvre, il le fait bien, je dois lui reconnaître cela. Mais le pourra-t-il ?

Quant à la seconde personne sur laquelle vous me questionnez, c'est là quelqu'un qui semble avoir une véritable boulimie de charges. Charges plus ou moins bien remplies, pour cette raison ou d'autres, je ne sais. Elle fait montre en tout cas de ce genre d'ambition que je réprouve, où il n'est point question de servir, mais de se servir soi-même. Maintenant, il est vrai que mes valeurs sont sans doute dépassées, au vu de ce qui se passe dans le Royaume, n'est-ce pas ? Pourtant, j'ai la faiblesse de penser que nous les partageons, ces valeurs désuètes...

Toujours est-il que je ne souhaiterais à personne de devoir faire le choix que vous devez faire... Entre quelqu'un de clairement compétent, mais peut-être pas assez présent, et quelqu'un qui n'a point le moindre sens de ce que signifie servir... Je vous plains sincèrement.

Cordialement,
AdM
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MessageSujet: Re: Courriers   Jeu 28 Juil 2011 - 18:41

Citation :
Bel ami,

Vous m'allez trouver fort capricieuse... Mais je l'avoue, je vais oser vous demander de venir aux allégeances, cette fois : au moins pour le baiser de paix, n'est-ce pas... En tout bien tout honneur, c'est mon devoir de suzeraine que de signifier la validité de notre serment par ce baiser... Loin de moi, évidemment, la volonté d'y mettre quelque chose de personnel, vous l'intuitez. Non, ce n'est pas du tout mon genre.

Par ailleurs, il se trouve que j'ai un cadeau à vous faire. Avez-vous l'intention de vous rendre à Dijon ces jours-ci ? J'aimerais beaucoup vous le remettre en personne, d'autant que mon petit doigt m'a informé que c'est quelque chose dont vous avez besoin.

Au fait, le personnel de votre hostel dijonnais est tout à fait charmant : aussi pourrai-je vous attendre sur place, quand vous viendrez quérir votre cadeau. Vous ne m'en voulez pas, n'est-ce pas ? Après tout, ces caprices ne sont-ils point mignons ?

Mignonnement, donc,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 21 Oct 2011 - 17:52

Citation :
Le bonjour, Eusaias,

Selon les derniers rapports reçus, il semblerait que vous soyez partis - votre armée et vous - vers Montauban.

Toujours selon les derniers rapports reçus, Montauban a été délivrée de l'engeance hérétique qui la tenait sous son joug, et devrait sous peu réintégrer le giron guyennais, qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Plus précisément, il semblerait que le vil sancte, plutôt que de risquer la blessure, ait décidé de baisser pavillon, après avoir laissé ses alliés se faire massacrer. Pas une grosse perte, notez bien...

En somme, vous voici de nouveau disponible, puisqu'ils n'ont plus besoin de vous pour libérer la ville. Ce "ils" étant, vous l'aurez compris, les Guyennais ainsi que le Périgord-Angoumois venu prêter main forte.

Parce que, voyez-vous, le bruit court que vous soyez allé aider les hérétiques... J'ai demandé des preuves et des faits, il va de soi. Pour l'heure, et au vu des circonstances, ce ne sont que des intentions que l'on vous prête.

Il y a des endroits, dans ce conflit, où une armée féale serait la bienvenue. Ce qui, du reste, serait une belle occasion de prouver que les intentions évoquées ci-dessus ne sont point vôtres. Vous pouvez donc, je pense, contacter les autorités de Guyenne afin que de savoir de quelle façon vous les pouvez aider, ou bien encore le Connétable de France, afin que de savoir où votre armée serait le plus utile.

Cordialement,
Armoria de Mortain, qui aurait grand mal à croire tout cela, mais ne serait guère disposée à vous le pardonner si cela était.

PS : vous me connaissez, lorsque j'agis de façon officielle, je le fais au regard de tous. Cette missive a donc été montrée au Conseil de Bourgogne. Ce PS, en revanche, non. C'est celui d'une amie. Voyez dans ma lettre une possibilité de ne pas commettre la faute que, peut-être, vous vous apprêtiez à commettre... Et c'est au nom de notre amitié que je vous offre cette porte de sortie, tout àf ait honorable. Songez-y - je sais qu'à me lire, vous avez senti la colère monter en vous, et vous avez même peut-être déjà préparé le début d'une cinglante réponse. Passez une nuit avant que de me répondre, si vous voulez un conseil... Là, vous aurez assez de recul pour prendre une décision. Mais de grâce, n'oubliez pas que dans la réponse que vous me ferez parvenir, il y aura le salut de votre âme - son salut, ou sa perte.
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 18 Déc 2011 - 17:47

Citation :
Des fleurs au plein coeur de l'hiver,
L'attention est particulière...
Vous feront-elles un peu penser
A la mignonne vanillée ?
Mon coeur têtu veut l'espérer :
Je ne suis en rien résignée.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 21 Déc 2011 - 19:50

Citation :
bonjour mignonnette,
le beau cardinal vous remercie pour votre gentille missive ... il serait ravi de passer quelques temps en votre mignonne compagnie ... êtes-vous toujours en nevers la pieuse ?

le beau cardinal est actuellement en tonnerre l'éternelle et doit y rester encore quelques jours, mais il est disponible ensuite ...

amicalement
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france

Citation :
Bel ami,

Un mot de votre main, et mon coeur bondit ! Ne l'avez-vous point entendu, depuis Nevers - où effectivement, je me trouve encore - jusques à Tonnerre ?

J'ai donc quelques jours encore pour me faire belle... J'espère que cela suffira. Je me charge de vous retenir la plus belle chambre qui se puisse trouver - et je vous fournirai en Corton, cela va de soi.

J'ai grand hâte !

Mignonnement,
Armoria.
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 30 Déc 2011 - 18:41

Citation :
bonjour mignonne enfant,
comme vous pouvez le constater, le beau cardinal est présentement en sémur la joyeuse ... et il est ravi de vous revoir ...

il a tellement à dire qu'il ignore par où commencer ... de prime abord, merci pour votre généreux cadeau de la noelle, les fleurs étaient magnifiques ...

ensuite il a avec lui une petite barquette ciselée de sa main pour vous ...

et pour être un peu pragmatique, restez-vous en sémur la joyeuse quelques jours ou bien allez-vous en ailleurs ? à terme le beau cardinal aimerait aller en dijon l'éternelle et donner à l'omniscient gothyra tous les écus qu'ill possède ... le beau cardinal est aussi censé enseigner demain en la grande université ducale ...

mais surtout il est heureux de vous voir ...

amicalement
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france

Citation :
Bel ami, les mots me manquent.

Je vais donc devoir me contenter de ce qu'il y a de concret : je compte me rendre demain à Dijon, sauf changement de dernière minute. Ce changement ne dépendra que de vous : je mets sur l'heure un recrutement dans ma section, recrutement qui vous est destiné. Si vous êtes disponible pour le prendre, mon armée vous escortera jusques à Dijon. Si vous avez déjà pris un engagement ce jour, lors je vous attendrai.

Mais... Pardonnez mon indiscrétion, elle est due à une soudaine inquiétude : pourquoi diable ce don à Gothyra ? Dites-moi que cela concerne des achats de produits de luxe, et non pas que vous... que vous avez quelque terrible maladie qui vous ferait craindre le pire. Je ressens un froid terrible rien qu'à songer que je vais devoir attendre votre réponse, déjà j'ai l'impression de ne plus vivre. Bel ami, faites-moi vivre de nouveau d'une réponse rassurante, je vous en supplie... Il me serait insupportable de vous perdre, vous aussi.

Je m'en vais me rendre en taverne, afin que d'être rassurée de vive voix, sans quoi je vais perdre la tête.

A tout de suite, j'espère,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Lun 2 Jan 2012 - 22:27

Citation :
A vous, Armoria de Mortain,
La sucré princesse de Chantilly,

La bonne nuit,

Car à l'annonce de cette trépidante et idiote idée, c'est un instant de rêve qui ne pourra que vous transfigurer l'esprit. Et à ceci, je ne saurais imposer aucun doute et j'ose croire qu'il en sera de même pour vous.
Trêve de plaisanterie et passons aux chances sérieuses. Comme je vous sentais languir au creux de mon oreilles, cette volonté, ce désir de connaitre ce qui vous a fait jaillir de votre pose lorsque la lumière des mes yeux à fait scintiller la taverne. Et comme je suis un homme bon, je sais satisfaire le désir des femmes, surtout des plus belles.
L'idée, si vous me permettez de la présenter et je gage que j'aurais mieux fait de me taire est la suivante : Annoncer à la France entière et en dehors de leurs frontières si cela nous plait, par diverses missives public et adroitement publié, le mariage futur de leurs Altesses Uruk de Margny et Armoria de Mortain.
Ceci, par pure vilénie d'une bonne farce au royaume et de voir les réactions qui en découleraient ... Juste par curiosité et amusement. Je me demande d'ailleurs qui de nous deux serait le plus jalousé par autrui ?!

Un prince sans fiancée aucune,
SA, Uruk MR

Citation :
Le bonsoir, Prince Uruk,

Vous l'aurez pu constater, j'ai laissé passer le temps de la réflexion avant que de prendre plume pour vous répondre - à tel point que nous avons fini par changer d'année, du reste.

Avouez qu'il fallait bien cela...

L'idée est ma foi assez saugrenue pour être séduisante... Annoncer notre future noce pour voir les réactions, et ensuite les annuler ; voilà qui promet bien des moments hautement réjouissants et distrayants.

Mais je ne le saurais faire sans en parler auparavant à certaine personne. Cet ami si cher dont vous avez deviné le nom. Je n'ose imaginer qu'il puisse entendre parler de ces noces factices et y croire. Je ne puis donc, vous le comprendrez, aller plus avant dans cette farce si vous vous opposez à ce que je le prévienne que c'en est une...

Il y a aussi chez moi cette partie méfiante à l'extrême qui ne peut s'empêcher de se demander si au final ce sera vraiment une farce pour vous comme pour moi. Je ne puis m'empêcher, par moments, de songer que ce peut être une sorte de piège - j'ai parfois du mal à oublier de qui vous êtes le fils. D'autant qu'Antonio, le Commissaire au Commerce, a hier, en taverne et devant témoins, un plaidoyer plus que vibrant vous concernant, et a chanté la gloire d'un mariage unissant nos terres et nos noms... Cela au lendemain de la réception de votre lettre, voilà de quoi me mettre la puce à l'oreille.

Mais soit ! Je vous vote ma confiance - à la condition exprimée ci-dessus. Il restera à nous mettre d'accord quant aux modalités, et notamment, quant au moment où la plaisanterie sera révélée en tant que telle.

Vous êtes sans doute surpris de cette réponse... C'est que vous me connaisse fort peu, et en tout cas certainement pas assez pour savoir à quel point je suis être fantaisiste et saisie d'un brin de folie de temps à autre.

Cordialement,
AdM
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 6 Jan 2012 - 20:20

Citation :
Bel ami,

Je vais sans doute me faire tirer les oreilles, mais... Je vous attendrai. Que ne ferais-je pour vous !

Je mettrai une annonce pour vous dimanche, et nous partirons dans la nuit.

Oh, j'ai quelque chose à vous confier. Une sottise, assez amusante pour que je songe à la faire. Vous le savez, je suis "classée" parmi les plus beaux partis du Royaume. Et le Prince Uruk l'est aussi.

Il m'a proposé, pour agacer tous ces gens qui voudraient nous voir convoler - pas forcément ensemble, mais convoler, pour les soulager - de faire croire à des fiançailles entre lui et moi. En fait, la franchise m'oblige à dire que c'est à un mariage qu'il m'a proposé de faire croire, mais je suis trop croyante pour jouer ainsi avec un saint sacrement. En revanche, faire croire à des fiançailles et savourer la tête des marieurs, je dois dire que c'est une idée qui m'amuse.

Mais... Il y a un mais.

Je ne sais pas du tout où nous en sommes de notre... relation ? Amitié ? Plus ? Et ne le point savoir fait que cette farce vous pourrait heurter - ou pire, vous laisser indifférent - ce que je ne voudrais pas pour tout l'or du monde - la seconde hypothèse moins encore que la première.

En fait, si j'étais raisonnable, je ne serais pas en train de vous écrire ceci. Mais raisonnable, l'ai-je été ailleurs que dans l'exercice de mes devoirs, après tout ?

D'ailleurs, je ne sais même pas vraiment où je veux en venir, à dire vrai. Peut-être bien que je demande votre permission de faire cette farce, et quelque part aussi, l'assurance que cela ne vous blesse pas - mais que tout de même, vous n'y êtes point indifférent.

Et je me déteste de vous écrire ces lignes, parce que j'ai l'air de quémander, et que c'est ridicule... Mais je me connais assez pour savoir que vous la recevrez. Les femmes sont stupides ! Et je suis leur chef suprême...

Mignonnement,
Armoria

Citation :
A vous, Armoria de Mortain,
La sucré princesse de Chantilly et par la farce, bientôt de Condé,

La bonne année.

A l'instar de votre attente, je n'irais pas m'élancer dans une année de solitude de ma plume pour vous répondre. Mais pour autant, je comprends votre temps de réflexion qui se devait être, pour m'offrir une pareille réponse.

Croyez bien que je suis tout autant craintif, que quand bien même cette farce pourrait s'avérer sans humour au final. Vous connaissez le sang qui me fait vivre, mais je n'oublie pas le personnage politique de haute volée que vous avez été et tout l'attitude manipulatrice qu'il faut avoir. Je n'irais pas pour autant vous considérer tel ...
Il m'est bien heureux de lire qu'on offre à travers la Bourgogne plaidoyer du plus beau et fulgurant prince qui y vit.

A la modalité dont vous m�exhortez pour accepter le jeu auquel nous nous apprêtons à nous adonner, je n'y vois aucun inconvénient, ne voulant tout de même pas laisser ma promise factice dans le chagrin de son Beau ami perdu.

Et à ce que je ne vous connais pas, j'aurais forte à faire alors de vous découvrir pour paraitre crédible aux yeux du monde. Mais je mens adroitement, cela me sera donc tout naturel.

A la bonne heure !
SA, Uruk MR
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Armoria

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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 25 Fév 2012 - 21:26

Citation :
Le bonsoir, bel ami,

Notre jeune intendant, Aimbaud de Josselinière, a dû nous quitter pour rallier Nevers. De ce fait, il me manque quelqu'un pour veiller à la distribution des vivres.

Par ailleurs, décision a été prise de ne plus compter dans les rangs de l'armée qu'une seule personne - son chef.

Accepteriez-vous de rester un jour de plus afin que de procéder à la distribution, après quoi je vous rendrai votre liberté ?

Je pense qu'ils ont décidé de m'enterrer à Mâcon, possiblement pour hâter mon ultime rendez-vous avec le Très-Haut : puisque le fer des ennemis n'a pas suffi à m'occire, l'actuelle tentative semble être de me faire mourir d'ennui... Et peut-être, ma foi, que cette stratégie sera la bonne.

Les fiançailles de pacotille ont été par moi annulées : je n'ai plus guère le cœur à m'amuser. Je n'ai plus guère le cœur à grand'chose, à dire vrai.

Ma pauvre Bourgogne a vraiment l'air d'être tombée bien bas, coincée entre les pattes avides d'une poignée d'ambitieux tout prêts à la sacrifier sur l'autel de leurs desseins personnels. Je ne sais si j'ai envie de la voir sombrer. Ces élections royales font courir le Royaume de France à sa perte, et la Bourgogne est une grosse part de ce gâteau ; l'enjeu qu'elle représente la rendent affriolante pour les mal intentionnés, tout aussi affriolante qu'une pucelle déshabillée de force en les bas quartiers.

Non, vraiment, je n'ai pas la moindre envie d'assister à cela. Je n'ai plus de flamme que celle dont vous m'animez, et le reste du monde ne parvient plus à éveiller mon intérêt. L'agonie de la Bourgogne et du Royaume du Lys ne sont point des spectacles auxquels j'ai envie d'assister.

Pardonnez-moi, bel ami, le ton si sombre de cette missive ; le fait est que je n'ai guère de lumière à apporter ces temps-ci...

Tendrement,
Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 11 Mar 2012 - 21:07

Citation :
le beau cardinal a quitté votre armée ... mais il reste à vos côtés dans ces moments qui semblent difficiles ... en espérant que sa compagnie saura mettre un peu de baume sur votre mignon coeur ...

Citation :
Bel ami,

Votre compagnie est... discrète. En sortant du monastère, l'autre jour, j'ai entendu un troubadour qui chantait "mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas, la fenêtre en face, et visiter ton paradis". Sa chanson, un peu triste, m'a fait songer à vous... Mon mignon cœur n'aspire qu'à se trouver tout près du vôtre. Suis-je impudique à vous avouer ceci ?

Mignonnement,
Armoria
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