Château de Menessaire

Domaine de la Princesse Armoria, Duché de Saulieu
 
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 Courriers

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Armoria

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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:30

Devant les murs de Fougères, le 19 de Mai 1456,

Messire Coms,

Si votre missive est en effet arrivée entre mes mains, c'est hélas dans un état qui m'a empêchée d'en saisir tout le contenu.

J'y ai lu demande de confirmation quant au remboursement des frais liés à la guerre, et par vous engagés. Je vous confirme sur ce point la promesse faite lors de la levée, cela va de soi. J'ai cru comprendre que vous envisagiez d'autres façons de procéder, mais la pluie ou l'humidité, en se chargeant de votre lettre, a grandement empêché l'entendement. Pourriez-vous vous montrer plus précis ?

J'ai reçu des nouvelles encourageantes du sud, et je vous félicite de mener aussi rondement les choses.

Dans l'attente desdites précisions, cordialement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:33

Le 23 de Mai 1456

Perturabo a écrit:
A l'attention de la princesse Armoria, de Mortain par alliance, Grand Maître de France et Commandant des armées royales.

Princessa, vous me voyez fort marri de savoir que mon précédent courrier vous fut transmis en bien piètre état, et me voici donc contraint de mettre mon impétueux coursier dans la confidence pour vous faire le récit du contenu de la présente missive, dans le cas où icelle venait à subir les outrages du temps, de la pluie, des orages et de la salissure.

Sachez, que concernant le remboursement des troupes du Périgord et de l'Angoumois, ce fut bel et bien à ce sujet que je vous contactais. Car ma province a dès lors envoyé troupes et vivres en masse suite à la levée du ban, bien plus que certaines provinces, parfois l'équivalent des mobilisations par deux ou plus des domaines vassaux de la Couronne de France. Sachez, que suite aux arrivées pillardes en mes terres de l'armée de l'obscur Nilas, qui ne sont plus une menace à l'heure où j'écris la présente lettre, les sommes usitées par mes fielleux administrateurs et hautains fonctionnaires de l'instant ont été puisées jusque dans certaines réserves de nos massifs coffres forts. Aussi, l'effort de guerre est pesant pour le comté du Périgord-Angoumois.

Princessa, ma demande qui vous fut parvenue ne visait pas à trouver d'autres alternatives suite à votre indication de remboursement des provinces participant à l'effort de guerre, car tel tribut sera nécessaire sur le long terme pour la viabilité des institutions du Périgord-Angoumois, mais concernant une compensation sur le court terme, suite aux dépenses engrangées par mon conseil comtal, mes logisticiens et dépensiers.

Ni écus ni marchandises, ni vivres ni armes, selon votre souhait, bien que nécessaire, si je ne souhaite être obligé de faire retirer mes troupes du front Breton pour des raisons de commandement et économiques ; mais, je reste bien évidemment ouvert à toute proposition pour que cela n'arrive, que le Puissant me garde d'ordonner telle volonté malheureuse. Je ne doute pas que vous êtes femme, et donc fort bien douée dans le domaine des négociations en tout genre, qu'elles se terminent dans une couche ou au fond d'une sépulture. Aussi, Princessa, je gage que nous saurons résoudre cet épineux problème par les moyens que nous a conféré le Très-Haut si votre moralité ne vous en empêche, et, qu'adoncques, ledit problème trouvera une issue favorable si vous veniez à accepter une rétribution en or sonnant et trébuchant au plus tôt pour nourrir les miens, ou une nuit à mes côtés selon ce qu'homme et femme sont contraints d'agréer mutuellement s'ils souhaitent procréer et avoir descendance.

Recevez mes respectueuses et aristotéliciennes salutations, d'un de ceux qui sont fidèles au drapeau de la Couronne et de ses couleurs, qui accomplirait tout ce qui serait en son pouvoir pour gérer de bonne et correcte manière les terres confiées par Sa Très Aristotélicienne Majesté à son dévoué vassal.

Fay sur les chemins Périgordins,
Perturabo de Louvelle



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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:34

Le 29 de Mai 1456

A Fougères, sise en le Comté du Maine, le 29 de Mai 1456,

Messire Coms,

Il semblerait que j'avais bien interprété ce que me cachaient les avanies subies par votre précédente missive.

Vous souhaitez donc une conquête sans lutte, à peine une victoire, ce qui me semble fort loin de votre nature, pour ce que j'en sais ? Ne pensez-vous pas qu'il serait plus... intéressant de déjà prétendre à pouvoir mener cette lutte ? Allons, quand vous chassez la biche, demandez-vous à ce que l'on vous en lâche une juste devant vous, ou bien préférez-vous jouir du plaisir de la course qui précède sa rédition ?

Quoi qu'il en soit, il me semble essentiel de nous voir en tête à tête afin que d'en... parler, qu'en dites-vous ? De la sorte, vous me pourrez dire quelles sont vos préférences en matière de... chasse.

Cordialement,
Armoria de Mortain

PS : votre messager a fort bien retenu la teneur de votre message, je pense, il affiche un regard torve...
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:35

Perturabo a écrit:
Periguers, lo (tâche d'encre) cinquanta-e-sies.

Princessa,

Vous me voyez fort ravi de savoir que n'avez ni mal pris ni été offusquée par ma proposition précédente; m'étant permis ce qui aurait pu être considéré comme un affront, car fut parvenu à mes esgourdes la rumeur que vous n'étiez ni rosière ni innocente.

Me jugez vous indigne de prétendre à mener la lutte que vous mentionnez, si ce n'est d'envisager la possibilité que je puisse la remporter tout comme la possibilité que je puisse être déclaré vaincu ?

Vous pouvez me considérer comme adhérant de plein gré à votre proposition, je suis chasseur par d'anciennes coutumes familiales sur les routes, aussi je gage que vous ferez la biche à merveille, bien que j'eusse jadis tendance à courser l'homme. Adoncques, nous en rediscuterons, à Rennes je l'espère, sur les ruines de la capitale de Breizh.

Je saurais où vous trouver, je pense.

Louvellement,
Perturabo

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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:36

A Fougères, Comté du Maine,
Le 30 de Mai 1456,

Le bonsoir, messire Coms,

Chasseur, vous l'êtes, je le sais fort bien depuis un certain procès en Bourgogne - où, je vous l'avoue, j'avais glissé quelques arguments en votre défaveur - et j'avais bon espoir que mon offre trouverait chez vous écho favorable.

Car en effet, lutte et chasse sont choses bien plus passionnantes que simple achat...

Je vous devine joueur itou : qu'aviendra-t-il de votre demande si la proie vous échappe ? Si de la traque, vous rentrez sans gibier ? Voulez-vous ajouter un enjeu, quitte ou double pour plus de griserie ? Je comprendrais que vous refusiez et cela ne changerait mie à mes derniers propos, mais j'avoue que j'y verrais plus de piquant encore.

Vous savez, en effet, où me trouver, et avez sans doute déjà deviné que ni ne me dérobe, ni ne triche. En revanche, je ruse volontiers.

A bientôt, donc.

Armoria de Mortain

PS : vos précédentes missives ont hélas brûlé... Incident regrettable.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 10 Juin 2008 - 0:01

Citation :
Date d'envoi : 1456-06-08 09:48:32


Demat Princesse Armoria,

J'espère que votre nuit vous aura permis de récupérer et que vous allez mieux.

Moi je n'ai que très peu dormi en pensant à ces fameuse réponse que vous avez gardé pour vous.

Je vous souhaite une agréable journée

Naoned de Montfort-Toxandrie
Baron de Guémené-Penfaou
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 10 Juin 2008 - 0:02

Citation :
Date d'envoi : 1456-06-09 18:14:57


Bonjour Princesse Armoria,

Lors de mon éducation j'ai lu beaucoup de livre et j'ai retenu ce petit poème qui exprime au mieux ce que je ressens pour vous.

Je suis perdu, vois-tu,
je suis noyé,
inondé d'amour;
je ne sais plus si je vis,
si je mange,
si je respire,
si je parle;
je sais que je t'aime.

Pourquoi n'avez-vous pas juré hier soir pour que j'arrete de garder espoir. Vous avez fermé votre coeur, soit mais je suis bien réél, mon amour pour vous est réél. Tenez cette lettre que vous tenez dans les mains, vous la sentez bien avec vos doigts. Ce qui est écrit est la preuve de mon amour que faut-il que je fasse pour que vous admettiez que j'existe et que mon amour existe ? Prouvez-moi aussi que vous ne m'aimez pas que vous ne tenez pas à moi ? Vos paroles semblent dire que non, mais votre regard fuit dans ses moments là.

Je ne sais pas pourquoi je lutte pour vous séduire, alors que le fait que je ne sois qu'un petit baron à vos yeux doit bien vous faire rire, et que je sois breton encore plus. Mais sachez que ce n'est pas le breton qui vous parle, ni même le baron ou autre, les titres n'existent plus en ces instants, il ne reste que l'homme qui déclare son amour à une femme.

Tendrement

Naoned de Montfort-Toxandrie
Baron de Guémené-Penfaou
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 10 Juin 2008 - 22:09

Citation :
Date d'envoi : 2008-06-10 18:54:12


Noz vat dame Armoria,

Je regrette de vous avoir forcer de m'embrasser, je vous remercie de ne pas m'avoir avoir embrassé pour me faire plaisir voire pas pitié.

Je m'excuse sincèrement, je m'en retourne dans ma déchéance. Je comprendrais qu'après la soirée d'hier vous ne souhaitiez plus me voir, je me suis mal comporté, j'avais le sentiment que... enfin vous le savez.

Malgré cette soirée regretable par mon attitude, je n'en reste pas moins éperduement amoureux de vous.

Si un jour vous avez besoin de réconfort vous savez où me trouver, au 68 rue Nazcaval, rue portant le nom de mon ancienne compagne, ironie du sort.

Amoureusement

Naoned de Montfort-Toxandrie
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 22 Juin 2008 - 2:18

Citation :
Date d'envoi : 1456-06-20 22:22:40


demat,

aujourd'hui n'osant point venir vous fatiguer avec l'étalage de mon coeur, je vous écris ou plutôt vous copie un poème écris par un auteur inconnu mais qui gagne à l'être.

Hier, on parlait de choses et d'autres,
Et mes yeux allaient recherchant les vôtres ;

Et votre regard recherchait le mien
Tandis que courait toujours l'entretien.

Sous le sens banal des phrases pesées
Mon amour errait après vos pensées ;

Et quand vous parliez, à dessein distrait,
Je prêtais l'oreille à votre secret :

Car la voix, ainsi que les yeux de Celle
Qui vous fait joyeux et triste, décèle,

Malgré tout effort morose et rieur,
Et met au plein jour l'être intérieur.

Or, hier je suis parti plein d'ivresse :
Est ce un espoir vain que mon cour caresse,

Un vain espoir, faux et doux compagnon ?
Oh ! non ! n'est-ce pas ? n'est-ce pas que non ?

J'espère toujours que ce baiser d'hier aura fini de vous convaincre sur le force de mon amour, prêt à braver toutes les épreuves pour être uni à vous.

Cette rose accompagnant cette lettre, provient d'un lieu que vous avez connu. Je l'ai faite aller chercher sur les terres de votre naissance. Et cette lettre ne pouvait vous arriver sans cela. Lorsque nous avions évoqué ce lieu vous sembliez vouloir l'oublier mais cette rose est le symbole que ce village est toujours aussi beau. J'espère que cela vous donnera envie d'y aller et pourquoi pas vous éclipser de cette guerre avec moi pour y aller ? Mais pour cela vous devez panser vos plaies.

Affectueusement

Naoned de Montfort-Toxandrie
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 22 Juin 2008 - 2:20

Citation :
Date d'envoi : 2008-06-21 22:11:11


Demat Ô princesse de mon cœur,

Je ne dérogerai pas à mon courrier quotidien pour vous dire mon amour. Celui là même qui vous a mis mal à l’aise hier au point de vous empourprer.

La nuit derniere, j’ai rêvé que le feu gelait, j'ai rêvé que l'eau brûlait, j'ai rêvé l'impossible, j'ai rêvé que vous m'aimiez. Qu’enfin nous nous promènerions main dans la main au grand jour quitte à choquer les consciences.

Tous vos efforts pour me repousser seront vains, la preuve je suis encore là à vous écrire en ce jour.
Ne croyez pas que mon cœur puisse vous oublier. Il peut s’arrêter de battre mais aucunement de vous aimer.
Je vous aime et pardonnez mes manières pour hier devant votre valet.

Je n’arrive pas à contenir cela.

Si je ne vous vois pas ce soir, allez à votre fenêtre et regardez les étoiles qui sont autant de baisers que je vous enverrai.

Amoureusement,

Naoned de Montfort-Toxandrie
Baron du Guémené-Penfao
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:02

Le 8 de juin 1456

Citation :
A la princesse & grand maitre de France.

Princessa, saluçandas.

Par la présente, je réponds donc à votre précédente missive, dans laquelle vous doublez enchères et demandez avis. Dame, vous êtes joueuse et sans considération ni morale à l'égard des choses importantes qui régulent la vie des hommes.

Mais passons. Si la proie m'échappe, je serais bel et bien désigné perdant. Si mes talents de chasse se révèlent bien piètres, ce qui n'est pas sans une arrière pensée véridique car remonte à fort longtemps l'époque où je traquais sans remord sur les chemins d'est, je serais bel et bien désigné perdant.

Princessa, ainsi vous souhaitez jouer ? Que d'une simple demande en récompense des actions de mes hommes, vous transformeriez en jeu de quitte ou double, vous conservant ainsi la chance de pouvoir vous dérober ? Ce serait bien vilain de votre part, si en sus d'une nuit à vos côtés, vous ne doubleriez pas les gains.

Si nouvelles vous proviennent de Paris, vous avez certainement eu vent de la part de l'assemblée des pairs de France, la demande qui leur fut adressée concernant un certain fief en Isle de France, et point sotte que vous êtes, vous n'êtes pas sans savoir l'importance de la parole d'un grand maitre de France dans un tel débat.

Dame de Mortain, je vous ai exposé mon point de vue. Je suis joueur mais surtout flambeur, si le jeu vaut quitte ou double, les gains doit également se valoir.

Que vos jours soient longs, et qu'aucune lame bretonne ne vous trouve. Bien à vous,

Perturabo

Post Scriptum. Hélas, c'est malheur qui vous touche là. Sachez que je conserve vos missives, et si vous avez désir d'en relire quelques unes, je peux vous en faire parvenir copies écrites de ma main.
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:04

Citation :
Fougères, Comté du Maine, le 10 de juin 1456,

Messire Coms,

Joueur, je sais que vous l'êtes ; joueuse, je le suis fort peu, si ce n'est à titre privé. Et j'avoue que quand l'enjeu est important, je ne m'aventure guère à jouer en pensant que je puis perdre...

L'enjeu supplémentaire que vous évoquez se trouve déjà sur la table. Voyez si j'ai eu confiance en votre réaction. A croire que je lis en vos pensées... La biche serait-elle mieux armée que vous ne l'auriez cru ? Voilà qui ajoute un peu de piquant à la chasse qui, je le sais, a déjà commencé.

Imaginons à présent un autre cas de figure. Improbable ? Peut-être point. Imaginons que le chasseur, non seulement ne se retrouve point maître de la proie, mais que la proie capture le chasseur. L'aviez-vous envisagé ? Que peut donc cacher cette biche ?

Nulle lame bretonne ne m'est venue trouver, mais une main encore non identifiée, en revanche, a trouvé mes réserves de vin et les a empoisonnées. Nombreux sont ceux qui sont encore victimes de ce funeste banquet, mais si je m'en suis remise - ou presque, ce n'est qu'une question de temps - d'autres en revanche, souffrent encore de ses effets. Certains ne s'en remettront plus. Jusques à mon époux, dont la guérison est encore incertaine. Mais nos meilleurs médicastres veillent sur lui, tout comme moi.

J'ai à vous avouer un petit méfait : je vous ai menti. Oh, pour la bonne cause. Les lettres sont en lieu sûr. Je souhaitais surtout connaître votre réaction, en apprenant qu'elles pouvaient avoir disparu de mon côté. C'est vilain, n'est-ce pas ? Je le concède. Vous avez eu la finesse de ne point sembler vouloir les utiliser comme armes contre moi, ce qui est fort judicieux, car nous aurions tous deux beaucoup à perdre si cette correspondance venait à être découverte.

J'en serais presque à vouloir accélérer la marche du temps pour que nous en ayons fini avec les premières escarmouches, et débutions notre duel pour de bon : il me semble fort prometteur...

Cordialement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:14

Citation :
Le séant trempé, derrière les remparts de Labrit, Gasconha. Le 2 julhet 1456.


Princessa,

Pardonnez l'incompétence de mes messagers, scribes et impétrants désireux de me subordonner, car j'appris il y a peu que mes réponses sans nouvelles ne vous furent jamais transmises. Par trois fois je vous adressa courrier à la suite du vôtre, par trois fois je ne reçu rien. Je serais vil si je vous disais que les fonctionnaires débiles furent sommairement exécutés, aussi je ne vous en dirais rien.

Qui sait, peut être cette lettre ne vous parviendra pas non plus.

Vous devez sans doute le savoir, mais je ne suis plus régnant en exercice, et ai reçu fief de retraite en Isle de France, ainsi que je vous en avais parlé. Désormais capitan des armées du Périgord-Angoumois mais également maréchal de France, m'est échu la tâche de m'immiscer dans les affaires courantes du sud-ouest afin de faire revenir calme et stabilité dans le royaume de Sa Majesté, ainsi que vous l'avez réclamé.

Mais, je m'éloigne. Au sujet de la chasse et du jeu auquel nous devons tous deux prendre part, et qui s'achèvera dans une couche ou Dieu-sait-où ; achevons l'introduction, que cessent les palabres. Princessa, serez vous présente lors de la remise de mon fief de retraite en Isle de France par les Hauts Officiers du Royaume, et qui sait, par vous même ?

Débutons la chasse ce jour là, à cet endroit là. Ainsi j'aurais proposé date et lieu, à vous de faire connaitre vos volontés, affirmatives ou non. Libre à vous de résilier ladite chasse, si votre honneur vous fait défaut au dernier moment, ou si courant d'air vous montre que vous n'êtes de taille à vous abaisser à ce genre d'enjeu.


Dévoué serviteur des Trois Lys,
Partisan de la Royauté

Maximilien de Louvelle
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:15

Citation :
Fougères la Mainoise, bien au sec... Le 12 de Juillet 1456,

Messire Perturabo,

Puisque je dois attendre pour de nouveau vous nommer Comte. Vos messagers ont bien failli vous coûter une victoire qui, nous le savons tous deux, est loin de vous être acquise - sans cela, à quoi bon la viser ? Je commençais à penser en effet que vous vous désistiez... A cause d'un clou, le royaume fut perdu, vous connaissez la légende, je cuide.

Vous fixez lieu et date, mais Dieu merci, la date est vague : vous savez peut-être que je fus cruellement blessée lors du dernier assaut que je menai, et qu'il me sera impossible de rallier Paris pour encore deux décades au moins.

Mais s'il ne vous déplaît d'attendre ma guérison, lors, le lieu et le moment me conviennent.

En revanche, je suis assez peu versée en Hérauderie, et ignore si ledit titre peut vous être baillé par mes mains en lieu et place de Sa Majesté. Je serai, je pense, condamnée à n'être que spectatrice passive de l'événement, quoique la passivité ne soit guère mon fort.

"achevons l'introduction, que cessent les palabres", dites-vous... Que d'impatience ! Fébrilité ? Trac ? Je sais quant à moi que plus grande sera la patience, et meilleure sera la traque... Je vous rassure : ni ne résilie, ni ne me sens de taille, bien au contraire : le défi est dans ma nature.

Je serai donc là si le délai ne vous rebute.

Chasseressement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:16

Citation :
Marécages nauséabonds de Gascogne, le seizième de julhet de l'an 1456.

Princessa,

Il en va ainsi que vos messagers et pages sont plus prompts et moins attardés que ceux qui me servent de valets ... Loués soient les vôtres, maudits soient les miens. Je n'ai qu'à prier pour que leur débilité n'entrave en rien la partie de chasse, et que la présente missive vous soit remise prestement et sans dommages causés par les intempéries ou la bêtise du porteur de missive. Mais au grand dam de vous décevoir, hélas non, je ne connais la légende du clou ! Me la conterez-vous ?

Je ne puis qu'être courroucé de vous avoir su blessée lors d'un assaut sur la capitale bretonne, ou parce que le délai long des deux décades que vous m'imposez est réalité, ou parce qu'il m'attriste de voir un fidèle serviteur de la Couronne durement maleménée, qui plus est, une femme. Je vous en laisse le choix quant à l'interprétation.

Mais, je ne peux de toute évidence point prendre la route de Paris avant un moment, pour cause des troubles dans le sud-ouest, selon la mission que vous m'avez confié. Et, j'achèverais ce qui m'a été échu plutôt que de me résigner à l'abandonner, et y préférer couch... chasse.

M'est avis que vous avez tout pouvoir pour remplacer Sa Majesté le Roy des Francs afin de m'octroyer l'usefruit du fief de retraite qui me sera accordé, répondant au nom de "Beaumont". Ainsi, je le recevrais de votre volonté même si vous le désirez, et rendrais hommage au Souverain devant vous, sans omettre le baiser vassalique ; si tous ces éléments ne vous indignent pas ni ne vous contraignent, car il vous est loisible de procéder à la cérémonie de remise de fief, comme de ne pas y remplacer Sa Majesté.

Princessa,
Soyez assurée de l'attention que je porte au défi que vous me fîtes.

Louvellement,

Maximilien

Post Scriptum.
Patience est mère de vertus, parait-il. [post scriptum raturé de deux lignes horizontales]
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:16

Citation :
Fougères l'encore mainoise, le 24 juillet de 1456,

Messire Coms,

Même sans terres octroyées encore pour l'heure, je pense que vous vous pouvez prévaloir de ce titre... Vous devez être fort distrait pour avoir l'autre fois signé de votre prénom ?

Mes coursiers sont en effet triés sur le volet pour leur sérieux et leur rudesse à la tâche... Tout comme le fait de ne savoir point lire. Bien traités, ils ont à coeur de ne me point décevoir pour garder leur place.

Mais voyez comme le temps passe vite ! Depuis votre réponse, les jours ont vu ma convalescence s'affirmer peu à peu. Encore six jours, disent les médicastres... Ou plus que six jours ? Je compte ensuite demeurer librement auprès de nos blessés, mais pourrai sans doute faire un aller-retour à Paris. Si je crève chevaux sous ma course - et si vous m'accordez temps de toilette, puisque dans ces cas-là, j'use de vesture masculine, par discrétion - ce que nous évoquions est donc envisageable.

Je parle de la cérémonie, évidemment. Je n'ai point encore fait missive en ce sens à Sa Majesté, actuellement dans l'une de ses phases contemplatives qui nous le rendent plus sage encore.

Messire Coms,
Soyez assuré qu'oncques n'ai douté de votre attention au défi évoqué.

Fougèrement,
Armoria de Mortain

PS : patience est moins rude si elle cueille le jour...
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Aoû 2008 - 23:19

Citation :
Fougères qui fut mainoise, le 8 d'Août 1456,

Messire Coms,

J'entends bien étranges choses, portées à mes oreilles par ce vent ô combien capricieux que l'on nomme rumeur. Ou bien peut-être que je perds la tête ? J'étais pourtant persuadée n'avoir point perdu cette chasse dont certains assurent que vous l'avez gagnée.

Il se dit en effet que vous avez d'ores et déjà partagé ma couche alors même que rien ne vous assure que cela se fera un jour. N'est-ce point curieux ? A se demander où certains trouvent leurs informations... Si encore nous étions amenés à nous côtoyer, et que vous me regardiez comme mâtin toise un bel os, je comprendrais... Et je doute qu'il vous arrive de soupirer devant un portrait de moi, vous morfondant.

Toujours est-il que cette rumeur, si elle vous flatte (est-ce d'ailleurs le cas ?) n'a point cette vertu me concernant. Tout ceci est même assez fâcheux, vous l'intuitez. Mais je gage que vous la saurez démentir si par hasard elle parvenait jusques à vous.

Cordialement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 30 Aoû 2008 - 20:15

Citation :
A ma bien aimée Armoria...
Je me permets de vous adresser copie du courrier envoyé ce jour à l'ensemble du conseil de Bourgogne (en individuel et sur ma cassette). Le texte est aussi valable pour vous même si je ne sais où vous vous trouvez ce jour.
Bien à vous.
Sanctus

Au nom du Lion de Juda, salut !

En ce dernier mois d'avril , de l'An de Grace 1456 de Notre Seigneur, la Bourgogne a mandaté ses fiers chevaliers contre les Croyants aristotéliciens réformés de Genève.

Le Grand duché de Bourgogne a compromis son salut et sa réputation de sagesse en se joignant à la dite-croisade lancée par le clergé honni de Rome, contre le Canton souverain de Genève. Tous les helvètes, par delà les alpages, les lacs et les vallées, ont défendu chèrement leurs libertés et leur foi. Les victimes ont été nombreuses, les destructions énormes. Des veuves et des enfants pleurent encore leurs morts. Le sinistre cardinal Lorgol et l'infâme curé Yohann65 qui ont, immondes corrupteurs, induit en erreur moult compagnies et personnes et provoqué forte meurtrissure en notre belle cité, sont les premiers sur la longue liste de Rédemption !

Après avoir puni moult comtois et clercs, Le Lion de Juda répond ce jour, aux blasphèmes commis par les votres !

Vous êtes appelé à faire Pénitence devant les Hommes !

Quittez ce jour le Conseil de bourgogne !

Implorez le Pardon des Helvètes, solennellement, humblement et personnellement ! En gargote de Bourgogne, et en gargote helvétique par retour de courrier qui sera transmis à qui de droit.

Persistez dans votre hautaine obstination, et vous paraitrez bientôt devant Votre Créateur. Vous ne saurez plus jamais sortir de votre Maisnie qu'entouré de tristes sires en escorte perpétuelle. Et cela, en rien ne vous sauvera. Nous nous souvenons de tout. A jamais.

L'Eternel nous guide : les femmes, les vieillards et les enfants de votre maisnie seront épargnés.
En disant : « croyez en moi », le Très Haut a voulu que la vie entière des fidèles fût l’antichambre du Ciel. Ici-bas sera désormais l'antichambre de l'Enfer qui vous est destiné sans sincère et juste Pénitence.

Le Lion de Juda est messager de l'Unique.
Genève en est le sanctuaire.




Citation :
Vendôme, le 30 d'août 1456,

Le bonjour, mon brave,

Je ne sais quelle folie vous pousse à me nommer votre bien-aimée, mais je déplore que ce ne soit votre seule folie. De celle-là, je pourrais à la rigueur m'arranger. Vous dites votre texte valable pour moi, est-ce à dire que je suis votre cible tout autant que la Bourgogne ? Vous dites aussi ne point savoir où je me trouve ; n'ayez crainte, je vais venir à vous.

Voyez-vous, je prends beaucoup plus aisément les menaces à mon encontre que celle à l'encontre de la Bourgogne ou de l'Eglise. Puisque vous souhaitez vous en prendre aux deux, vous me trouverez sur votre chemin. Avez-vous souvenance de ce que j'ai dit sur le parvis de la cathédrale, voici un an ? Je m'en souviens, moi.

Moi, Armoria de Mortain,
Déclare renouveler les voeux faits lors de mon baptême ;
Déclare renouveler les voeux d'allégeance à la Couronne de Bourgogne, voeux auxquels je suis demeurée fidèle depuis que je l'ai moi-même ceinte sur mon front ;
M'engage de nouveau à la protéger et à participer à ce qu'elle soit remise à qui de droit ;
Déclare ne suivre que l'enseignement d'Aristote afin que d'élever mon âme éternelle vers le Très-Haut ;
Engage chaque personne lisant ceci à y apposer son nom en vertu de son soutien à la Sainte Mère l'Eglise ;
Déclare renouveler son soutien à la Duchesse Clothylde et au Conseil légitime de Bourgogne ;
Déclare enfin haut et fort :
Je suis Aristotélicienne et le resterai jusques à mon heure dernière !
Que chaque Bourguignon se trouvant dans les mêmes dispositions se dirige vers Ménessaire, ou y envoie missive.
Que chaque Bourguignon aimant ses terres prenne les armes, de l'épée des nobles jusques aux fourches des paysans, pour les délivrer du mal ;
Fait sur les routes entre Paris et Dijon, ce jour 20 d'octobre 1455, pour valoir ce que de droit,
Armoria de Mortain, fervente aristotélicienne et vassale de la Duchesse Clothylde.
Montjoie Sainct Bynarr !

Certains mots ayant trait aux personnes ne sont certes plus d'actualité. En revanche, le reste l'est toujours. Je le répète, vous me trouverez sur votre route.

A très bientôt, pour le pire et pour le pire.
Armoria de Mortain, fervente aristotélicienne et féale vassale de la Bourgogne

Citation :
Vendôme, le 30 d'Août 1456,

Messire Duc, mon suzerain,

J'ai reçu ce jour missive qui ne laisse point de m'inquiéter ; point ne vous en baille le contenu, puiqu'il y est dit que tout le Conseil de Bourgogne l'a reçue.

Puisque les terres auxquelles je rends hommage-lige sont menacées, puisque mes serments ont toujours mené ma vie, puisque je suis sur le chemin du retour, il va de soi que je serai à vos côtés pour frapper les ennemis de la Bourgogne, mettant à votre service mon bras armé.

Par ailleurs, je ramène avec moi quelques trente bâtons que j'offre à la Bourgogne à titre de geste de la Couronne envers son vassal. Cette initiative m'est propre et ne vient que de mes fonds, mais c'est de bonne grâce que je tiens à faire ce geste.

En revanche, j'aurai besoin d'acheter une épée, une fois sur place.

A bientôt donc, cordialement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 7 Sep 2008 - 16:37

Citation :
Dijon, le 7 de Septembre 1456,

Messire Duc, mon suzerain,

En revenant en Bourgogne, j'ai eu vent de la dernière... fantaisie de notre ami Asterius, et du fait que vous songiez à lui faire répondre de cela.

Vous savez tout autant que moi qu'il est fort éloigné, et depuis fort longtemps, de la chose publique. M'en sachant en grande partie responsable, je ne puis que prendre sa défense, et vous demander clémence.

Il a toujours fait preuve d'humour, ledit humour étant parfois assez particulier, vous en devez avoir souvenance... Je ne serais guère surprise qu'il aie vu dans cette liste ducale ni plus ni moins qu'une plaisanterie. Car en effet, qui pourrait croire, en étant en retrait, que cela était autre chose qu'une mauvaise blague ? Des brigands faisant une liste ? Allons donc...

Rappelez-vous les intitulés de ses propres listes, rappelez-vous la fantaisie qu'il mettait en toute chose - ou presque... Pouvez-vous réellement, en vous souvenant de ces choses, croire qu'il a agi en une volonté de nuisance à cette Bourgogne qu'il a servie et aimée tout autant que vous et moi ?

Quant à moi, je m'y refuse, pour le bien connaître.

C'est pourquoi, ce jour, ma missive a pour but d'en appeler à vos vertus aristotéliciennes de compréhension et de clémence, et de ne point lui faire payer au prix fort ce qu'il a très certainement vu comme une façon taquine de pimenter l'austérité de sa retraite... J'y vois une preuve d'amitié pour lui, une reconnaissance de ce qu'il a accompli par le passé, et j'estime de mon devoir de conseil, en tant que vassale, de vous rappeler que parfois, la nécéssaire rigueur se peut pondérer par la lumière de la tolérance. Compréhension n'est point toujours synonyme de faiblesse, mais parfois, de grandeur d'âme.

Cordialement,
Armoria de Mortain

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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 7 Sep 2008 - 17:23

Citation :
Dijon, le 7 de Septembre 1456,

Eminence, le bonjour,

J'ai eu vent d'une chose qui me chagrine bellement. L'on me dit que lors de l'annonce du deuil en notre Royaume, un homme a proféré de façon publique des insultes gravissimes envers notre Très Aristotélicienne Majesté ; pire, l'on me dit que cet homme était homme d'Eglise, et que peu de voix se sont élevées malgré le scandale.

La présente missive a pour but, je le vous dois dire, d'être rassurée, car je ne puis concevoir telle chose. Dans le pire des cas, celui où ces rumeurs seraient fondées, j'attends de vous réponse me rassurant quant aux mesures qui vont être prises - ou peut-être le sont déjà - à l'encontre du sieur.

Respectueusement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 28 Sep 2008 - 0:27

Tonnerre, le 27 de Septembre 1456

Citation :
Cher Cardinal,

Vous revoir a été tout à la fois source de joie et de tristesse. Joie de revoir un ami si cher - et qui fut un ami très... Spécial. Et tristesse de vous avoir si peu vu, et d'avoir dû repartir.

Ce qui est rare est cher, sans doute la raison pour laquelle vous me l'êtes autant. Mais plus de fréquence ne viendrait en rien amoindrir mon amitié pour vous, sachez-le.

Ravie en tout cas d'avoir pu partager un verre, même si ledit verre était bien plus ordinaire, et, comment dire, raisonnable que le calice que je vous offrais jadis.

Amicalement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 3 Oct 2008 - 22:06

Le 3 d'Octobre 1456

Citation :
mignonne princesse,
un calcul qui par la suite s'avéra erroné a fait préférer au beau cardinal d'attendre votre retour à tonnerre pour vous parler de vive voix plutôt que répondre immédiatement à votre missive

l'inhumain aristote ne nous ayant offert l'opportunité de nous revoir durant votre escale tonnerroise, vous devrez vous contenter de ce billet, qui est censé témoigner de la profonde amitié que le beau cardinal vous porte ainsi que de l'assurance de la joie que votre vue lui a procurée

il serait vain de blâmer qui que ce soit de la rareté de nos entretiens, réjouissons-nous simplement de leur existence et enorgueillissons-nous des aventures que nous avons vécues ensemble, tout en rêvant à de nouvelles

puisse l'inhumain aristote veiller sur votre mignonne personne ainsi que sur la cour de votre roy durant vos périples

au plaisir de vous revoir belle enfant
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france


Dernière édition par Armoria le Dim 5 Oct 2008 - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 4 Oct 2008 - 0:56

Le 3 d'Octobre 1456

Citation :
Bien cher Cardinal,

Vous le savez, vous qui avez parfois eu à le subir, ma pugnacité, qui bien souvent fait plus que frôler l'entêtement, reste l'un de mes principaux traits de caractère.

Nous allons passer trois jours à Dijon, ce qui vous permettrait de nous rejoindre - voyez mon audace, qui me pousse à vous faire prendre la route- de telle façon que nous pourrions nous revoir en toute amitié autour d'un verre, et tenir plus longue conversation que la dernière fois.

La tournée royale va me tenir - une fois de plus - bien loin de ma Bourgogne, et fort longtemps, et voir mes plus chers amis avant mon départ me comblerait de bonheur. Il en est que je ne pourrai, hélas, voir, aussi mets-tout mon espoir en vous - pardon pour cette lourde charge sur vos épaules.

Votre humour serein m'a toujours fait l'effet d'un vent de fraîcheur, même en les pires miasmes, cet effet salutaire de votre fréquentation venant s'ajouter au simple plaisir.

Diantre, je crois que je suis en train de vous mettre dans le cas de figure du gentilhomme face à la demande d'une dame en détresse... Non ?

A très bientôt - du moins je l'espère.

Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 4 Oct 2008 - 19:15

Le 4 d'Octobre 1456

Citation :
belle enfant, votre entêtement est mignon, toutefois le beau cardinal craint de ne pouvoir accéder à votre requête, lui qui se trouve actuellement à conflans-lès-sens pour ses études et donc trop loin de dijon ... il avait d'ailleurs déjà repoussé ce voyage d'étude pour pouvoir être à tonnerre lors de votre dernière escale, mais cela vous ne devriez pas le savoir et le beau cardinal regrette déjà de l'avoir écrit

vous revoir avant votre départ aurait été un délice, et même le risque d'avoir à côtoyer votre roy n'aurait su en dissuader le beau cardinal ...

faites donc mander au beau cardinal une copie de votre itinéraire du tour de france, peut-être réussira-t-il à rejoindre votre peleton ailleurs plus tard ... quitte même à utiliser l'une ou l'autre potion pour parcourir plus rapidement les étapes et vous rattraper (il mettra une chemise jaune pour que vous le voyiez aisément arriver de loin ...)

à défaut de sa callipyge personne, les prières du beau cardinal vous accompagneront durant votre périple

amicalement
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 4 Oct 2008 - 19:48

Le 4 d'Octobre 1456

Citation :
A Son Altesse La Princesse Armoria de Mortain, Grand Maître de France,

Par cette missive, je tiens, moi Theognis Montereau Adams de Mélincour, Comte de Nozeroy et Baron d'Arquian, a vous présenter par écrit tout mes sincères et profonds remerciements pour vos interventions répétées en ma faveur lors de mes absences aux cérémonies d'allégeance. Je vous en suis extrêmement reconnaissant.
Sachez cependant, madame, que, si je reste votre dévoué, je ne considère pas, toutefois, avoir d'obligations envers vous autres que celles imposées par mes titres et ma fonction.

Veuillez agréer, Votre Altesse, ma sincère considération et mon plus profond respect.

p.s. Je tâcherai, en égard pour votre pénible situation, d'avoir au plus vite quelques nouvelles de votre enfant, mais je ne peux, hélas, rien vous promettre.
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