Château de Menessaire

Domaine de la Princesse Armoria, Duché de Saulieu
 
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 Courriers

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Armoria

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MessageSujet: Courriers   Ven 25 Jan 2008 - 13:07

Rassemblés dans un coffret portant serrure, à l'abri des regards indiscrets... Et rangés sans souci des dates. Le coffret la suit partout où elle va, toujours sous bonne garde et bien caché.

Le petit coffret des débuts a fait place à un modèle plus sophistiqué, toujours muni de serrures pour la partie donnant accès aux courriers les moins sensibles.

Les autres, quant à eux, sont dissimulé par un habile système de fond à secret.


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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 25 Jan 2008 - 13:08

Titre : Re: Missive vanillée

Expéditeur : Asterius
Date d'envoi : 2008-01-18 08:16:56


Citation :
Bien le bonjour ma Duchesse,

je suis heureux de recevoir cette missive, les nouvelles que l'on venait de m'apporter de vous étaient fort sombre. A vrai dire, j'étais même sur le départ pour me rendre dans le Berry. Car si votre vie m'est insuportable, votre mort me le serait encore bien plus.

Vous êtes mon ancrage, ma sirène, vous le savez.

D'après ce que je lis, votre grossesse a failli vous couter la vie? Il est certain qu'un Merceuil aurait été plus doux qu'un Mortain... Mais si je me réjouis de vous savoir reprendre des forces, je peux vous assurer que je ne suis pour rien dans votre guérison.

Je ne suis plus qu'une ombre Armoria. Et une ombre, ça ne sauve personne. Tout au plus, ça assombri ceux qui s'en approche.

Si tel est votre désir, je vous accueillerai en mes murs une fois que vous irez mieux. Ou je peux venir à vous si vous le préférez. Mais je doute [la phrase est raturée].

Avez tous mes voeux de guérison,

Philippe.
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 25 Jan 2008 - 13:12

Titre : lettre d'un bourguignon penaud, mais fier

Expéditeur : Theognis d'Arquian
Date d'envoi : 2007-11-21 14:43:33


Citation :
Chère Armoria,

Souffrez en cette lettre que je ne vous nomme point par les titres qui font votre gloire et votre renommée. C'est l'ami qui vous écrit, celui qui croquât jadis un petit bout de votre coeur, celui qui vous accompagne depuis le début au sein de l'aventure "Bourgogne".
Vous ne pardonnerez pas sans doute la lâcheté de mes mots si tardivement exprimés, néanmoins la couardise de ma plume connait ici un purgatoire. Mes yeux à chaque fois se fermaient lorsque je voulais vous écrire, et votre image dansait dans ma tête comme vous me fîtes le privilège de danser devant moi, jadis. Je me réveillai, le parchemin couvert d'encre, et inutilisable, et à demain je remettai mon ouvrage.
Demain c'est aujourd'hui...

J'ai décidé de rejoindre la liste Impact, mené par le maître du domaine d'Arnay. Et donc de quitter "Bourgogne", aprés de bons et loyaux services. Tout simplement car je crois que notre duché a besoin, aprés tant d'épreuves, d'un homme solide à sa tête, et qu'il est celui dont la Bourgogne a besoin.
Est-il un usurpateur? A vrai dire, plus je le regarde, et moins je le sais. Il a en tout cas une présence et une volonté forte, et nos idées se rejoignent souvent. L'Eglise et les Hautes Autorités du Royaume ont reconnu sa légitimité. Je ne ne les contredirai plus.
J'ai vu Ethan. Il va bien. Il reçoit tout les soins et l'éducation qu'on pourrait lui donner. Il ne vit pas une existence de paria, mais plutôt de pacha. Je sais combien vous souffrez d'être séparé de votre enfant, enfin je suis certain qu'une voie de médiation est possible. Sebonemo est bien d'accord avec moi.
Quant à la divergence de notre opinion politique, je considére que mon départ est une libération pour moi, et un bien pour "Bourgogne". Ce mouvement a besoin d'une unité d'action et d'une cohérence d'opinion, que ma présence ne pouvait qu'entraver.

Je devine la douleur de votre lecture. Pour vous consoler, sachez que chaque larme que vous versez est une goutte d'acide qui me ronge le coeur.

Avec tout ce qu'il faut pour qu'il n'y manque rien,

Theognis.


*** Copie de la réponse ***

Citation :
Messire,

Je ne sais ce qui vous pousse à m'écrire. J'ai connu jadis un Theognis. Mais cet homme-là n'aurait certes point toléré de se lier avec un être ignoble qui me fait tant de mal. J'ignore où est passé ce Theognis que j'ai connu naguère. Il n'aurait certes pas fait passer ses ambitions avant ses amitiés, pour ne point dire plus. Il n'aurait certes point soutenu un homme qui fraie avec les brigands.

Ce qui veut dire que vous, vous n'êtes qu'un étranger.

Adieu, messire

Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Dim 3 Fév 2008 - 19:26

*Votre Grasce, Grande Maistresse de France, mon amie.

Qu'il est loin le temps de la Duchesse danseuse. Te voila atteignant des sommets... Ta lumiere eclairera le royaume je n'en doute pas une seconde. Et ta presence resonnera en Bourgogne. Oh mon amie. Je suis si heureux pour toi. Et combien ce nouveau fardeau doit te plaire. Je ne doute pas un instant de tes competences et qualités. Tu sauras mener le royaume et conseiller le Roy de la meilleure facon qui soit...

Comment se porte ton epoux ? Est il heureux pour toi ? N'y a t il entre vous aucune tension du à ce poste qui t'es accordé ? A t il pour sa part des projets ? Des ambitions, un travail qui l'attend ?
Pour ma part ici en Bourgogne, la vie suit son chemin. J'ai postulé au poste de Heraut de Bourgogne, esperant sans trop y croire réussir le test qui nous sera fait passé un jour prochain sans doute. J'aimerais réussir à devenir Heraut, ne serait ce que pour qu'enfin il y en ait un !

Toutefois deux evenements se sont produits recement. Deux evenements qui devrait te toucher. Peut etre as tu été mise au courant du premier par une missive de Djemilée. Je vais me marier. Avec elle. L'ecrire est aussi bon pour moi que de le penser... J'attendais ce jour impatiement tu le sais, et il est arrivé. Monseigneur Inorn m'a donné une permission... Je puis epouser Djemilée et faire de mon enfant, mon sang, sans batardise aucune.

Mon bonheur est presque complet je dois l'avouer. Il le serait bien plus encore si... si tu acceptais d'etre celle qui temoignera de cet amour. Tu m'as demandé de te mener à l'autel, je te demande pour ma part d'y rester pres de moi. Je sais que tu n'es pas en Bourgogne et que tes nouvelles fonctions t'en empecheront sans doute, mais je souhaitais tout de meme te le demander. Te demander d'etre presente, toi et ta famille. J'ai une affection sincere pour le Prince, le voir present ce jour sera un plaisir pour moi...
Voila la premiere nouvelle, synonyme de joie pour moi. Ce mercredi 4 décembre sera un jour d'exception pour moi... jour où l'amour que je ressens triomphera enfin des obstacles...

La seconde nouvelle est plus difficile à exposer. Mais je me dois de le faire, car je crois qu'elle est d'importance. J'ai eu une dispute sévère avec Persan récement. Avant de quitter le conseil. Je lui ai dit des mots qui dormaient et pourrissaient en moi. Je lui ai dit combien il etait injuste, et toi aussi d'ailleurs, et qu'il avait oublié que son depart en Savoie etait d'amour pour toi. J'ai tant et tant dit qu'une crise violente le saisit. Il est tombé sous mes yeux dans le bureau. Je... Armoria, je ne sais comment le dire autrement, mais quand il a rouvert les yeux, j'ai croisé le regard de mon frere. Pour la premiere fois depuis son retour. Ses propos, il se croyait encore en Savoie, proche de toi... Il... Je suis sur que tu penses qu'il mentait, ou que je me suis laissé berné, mais non. Je le jure sur le Livre, j'ai discuté avec Persan. Il etait sans défense dans mon bureau, ignorant de cette année qui vient de s'ecouler, resté pour lui en ce temps avant la Savoie. Je lui ai parlé, de lui, de toi, des mois passés. Armoria, je te le jure, il est redevenu cet homme que je cherissais.

Tu sais combien j'ai été bouleversé par la guerre qui s'instaurait entre lui et moi. Mais j'en suis convaincu. L'enveloppe a récupéré son ame. Tu ne pourrais le nier. Si tu avais vu son visage quand je lui ai parlé d'Ethan. Horrifié. Et le lendemain, quand il a croisé dans le chateau des personnes qu'il ne reconnaissait pas. Oh Armoria...

Je me doute que tu auras du mal à me croire, convaincue que tu es qu'il s'agit là d'un monstre ou d'un sorcier. Mais si tu avais vu ces yeux... c'etait les meme. Et cette voix, ces intonations...
J'aimerais que tu le vois. Tu en serais convaincu, et enfin vous pourriez trouver solution à vos differents. Je lui ai expliqué comment tu avais fait ton deuil et tes epousailles apres cette perte de toi qui etait lui. Il a eu l'air de comprendre.
Je ne sais ce que tu penseras de tout cela, je ne puis t'assurer que d'une chose, j'y crois. Non pas comme auparavant, où je croyais au retour de son corps. Non, il s'agit là du retour de son ame... Sans doute le choc à la tete...

Voila mon amie, les nouvelles de Bourgogne. Tu me manques ma soeur. En peu de temps je me suis retrouvé bien seul, coupé de ma famille. Ma fille partit avec un homme et ma soeur sur les routes de France. Il me reste Djemilée et Soraya, Aristote soit remercié.

Penses à moi si tu en as le temps ma soeur et puisse Saint Bynarr, notre ami, veiller sur toi.

Gaborn de Hennfield, futur père et epoux


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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 5 Fév 2008 - 1:10

[Titre : Missive vétivérée

Expéditeur : Asterius
Date d'envoi : 2008-02-04 15:34:15]


Citation :
Très chère Armoria,

Puisque que toute réponse de ma part risquerait de vous peiner, alors je me tairais et n'en dirais rien. Par contre, je ne puis m'empêcher de répondre à votre angoisse, de prendre ma plume, et de vous dire que je suis toujours là, et qu'il y aura toujours pour vous une réponse, si insatisfaisante puisse-t-elle être.

J'espère que vos rêves et vos ambitions se réalisent, et que votre nouveau mari vous comble de bonheur. Je ne puis concevoir qu'il puisse en être autrement. Pour ma part, lorsque je n'oublie pas de me nourrir, je combat ma léthargie en plongeant mes journées dans de vagues documents étatiques, qui me rappellent comment nous gouvernions à l'époque. Ou dans des missives vanillées...

Mais pour revenir à la Bourgogne, je me suis laissé dire qu'il y avait un nouveau Duc sur le trône? Le connaissez-vous? Irez-vous le saluer en personne? Je me demande si... Oh, si jamais vous croisez ma soeur, je vous en prie, embrassez-là pour moi, et dites lui qu'elle non plus ne quitte pas mes pensées!

Prenez soin de vous,

Mélancoliquement vôtre,

Philippe
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:39

Le 14 de février 1455 :

Un petit mot de Frere_morgennes de Mortain :

Citation :
Le rouge, la passion, le désir...C'est tout ce que peut inspirer une femme comme vous à l'Homme; la passion de la vie, de ses engagements, de l'amour... Le désir de vivre, de grandir, d'accomplir de grandes choses ! Un modeste hommage à celle qui a su inspirer tout cela au bastard de France...
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:40

Le 14 de février 1455 :

Un petit mot de Jeandebueil de la bidouille :

Citation :
Chère duchesse,
N'y voyez là, le symbole de mon amour, mais d'une tendre amitié.

En toute sincèrité

JdB
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:41

Brouillon d'une lettre envoyée à la Vouivre : (date : lors de la guerre en Anjou)

Citation :
Bonsoir, Fulbert.

Oui, je vous appelle Fulbert, et sans calcul, cette fois, il sera temps plus loin dans ma missive de vous nommer la Vouivre.

Pourquoi vous appeler Fulbert ? Parce que je m'adresse à l'homme qui a tenté de m'envoyer une lettre quand j'étais en Savoie, lettre découverte il y a peu. J'ai reçu plusieurs lettres pleines d'amitié et de chaleur dans cette sombre période. Peu d'entre elles m'ont touchée autant que la vôtre. J'y ai vu autant un soutien en ma faveur qu'un appel de votre part.

Et je m'en veux d'autant plus de ne l'avoir point reçue à temps maintenant que je sais ce que vous fîtes à Asterius il y a peu.

Renoncez, Fulbert, renoncez, la Vouivre. Cette menace que vous faites peser sur nos têtes n'a nul poids, ni pour lui, du fait de sa rage à votre encontre, ni pour moi, qui ai perdu ce que je chérissais le plus.

Renoncez, je vous en conjure, rien n'arrêtera Asterius. Il vous exècre à tel point que savoir que je n'ai cure d'une réprobation va le déchaîner. Vous n'êtes pas protégé par ces aveux, Fulbert.

Protégez-vous, si vous ressentez encore ne fût-ce qu'un peu de ce que vous avez mis dans cette fameuse lettre.

Amicalement, que vous le croyiez ou non,
Armoria d'Ylfan
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:42

Re: Une missive enrubannée de noir

Expéditeur : Frere_morgennes
Date d'envoi : 2007-03-31 23:01:55


Citation :
Tendre Armoria,

Mon coeur se peine à vous savoir en proie à si grande tristesse, et je maudis cette guerre qui me tient éloigné de vous.

Je partage vostre douleur, sachez-le. Je vais faire mon possible pour quitter le front normand où je me trouve et vous rejoindre au plus vite.

Ne doutez jamais de mon affection à vostre égard.

Définitivement vôtre,

Morgennes de Mortain.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:42

Titre : Nouvelles

Expéditeur : Pardalis
Date d'envoi : 2007-04-01 15:39:30


Citation :
Bonjour !

Dans 17 jours, les nouvelles élections ducales auront eu lieu en Savoie et je ne figure, comme promis, sur aucune liste. Je serai de plus passé notable dans l'intervalle.

Je comptais donc venir m'installer en Bourgogne, pour quelque temps au moins, ce qui me permettrait de faire un peu connaissance avec votre duché (dont je ne connais pour l'instant que la commune de Mâcon), avant d'honorer mes engagements électoraux envers vous, lors des prochaines élections ducales au château de Dijon.

J'ai hâte de vous retrouver et espère que vous avez, de temps à autre, une petite pensée pour votre humble serviteur,
Pardalis de Villette


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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:45

Titre : missive

Expéditeur : Theognis
Date d'envoi : 2007-06-19 21:52:55


Citation :
Ma chère, douce et tendre duchesse Armoria,
Que votre sang s'échauffe et c'est mon coeur qui palpite. Je suis scandalisé que l'on puisse mettre en péril la vie de la prunelle de vos yeux.
Je suis à ce point énervé que j'ai le plus grand mal à coucher ces mots sur le papier. Et je me garde de jeter un coup d'oeil par la fenêtre, j'y verrai mon cheval trop sagement attaché. Ce pur-sang aurait besoin d'exercice, et moi de nouveaux horizons. Depuis que vous êtes partie, je me cogne à tous les coins de Bourgogne, frustré de ne pouvoir franchir les frontières de ce pays.
J'espère que le mariage a pu se dérouler comme il était prévu, et que vous avez pu embraser l'assistance de la danse magnifique que j'eus le privilège de contempler.
Je ne sais pour ma part si j'ai beaucoup à craindre, bien que je sois honoré et profondément ému de l'affection avec laquelle votre plume a caressé le mot 'coeur'.
Je prendrai garde cependant, comme à mon habitude, l'office de Procureur s'attirant beaucoup d'inimitiés.

Je me suis encore pris de bec avec le Duc Margny, cet infâme despote me refusant les terres qui me sont dûes. Il m'a avoué négliger les votes du Collège de la Noblesse, pour je ne sais quel défi personnel à mon encontre. J'enrage.
N'auriez-vous quelques conseils à me donner pour plaider ma cause à l'Hérauderie? Cet abus de pouvoir me semble intolérable.

Il y a plus grave: le Duc et le Commissaire au Commerce, messire Grobmaster, se sont violemment opposés. Il en ressort que le Duc a outrepassé son pouvoir, en lui interdisant l'accés au Conseil. De son côté, messire Grobmaster promet de se venger, et il m'est arrivé des rumeurs inquiétantes de révoltes.
Je ne sais si je dois rattacher ces éléments avec le pillage de Joinville par Lordmicky, dont je regrette amérement qu'il ne fut pas mis en prison avant par le juge Lunkos. J'aurai du de mon côté insister davantage.
PLusieurs villes de Bourgogne ont été attaqué par des hordes de pilleurs, mais ces mouvements ont tous été brisés pour l'heure.
Nous restons dans l'expectative la plus vigilance.
Pour information, c'est notre vieil ami Casanier qui a repris les rênes de l'économie.
Dame Hermion est quant à elle toujours aussi absente.

Je ne vous arrête pas plus longtemps, je suppose que votre voyage ne doit pas être de tout repos, avec les nombreuses obligations dues à votre rang, et à votre élégance,

Votre tout-dévoué, Theognis Montereau

P.S. votre remarque sur les rêves éveille un bien étrange souvenir en moi:ce matin je me suis réveillé avec un goût salé dans la bouche, alors que mes draps étaient froissés à tel point que je les ai donné à une lavandière.
Je crois que loin de vous mes songes redoublent d'intensité...
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:46

Titre : une lettre qui vient de loin

Expéditeur : Theognis
Date d'envoi : 2007-06-21 15:11:59


Citation :
Duchesse Armoria, tendre Muse,

J'ai gardé votre lettre hier sous ma joue bien longtemps, avec pour conséquence des mimiques amusantes sur les effluves de vanille que j'emporte avec moi.
Peu m'importe, si j'ai la sensation que vous vous tenez derrière moi, à tel point que parfois mon épaule me chatouille d'une mèche imaginaire...

J'ai bien ri en lisant cet épisode de la danse, me demandant si on parvenait à distinguer les applaudissements des claques que les femmes distribuèrent à leurs maris.
Si Juju y voit offense, si votre beauté fait scandale, si votre art porte injure, alors qu'il incrimine le divin Aristote d'avoir distillé en la femme l'incarnation du charme, et sur votre être l'élégance la plus pure.
Passerait-il au vitriol votre corps céleste, comme il profanerait un tableau ou un poème?
Moi qui ait connu l'auguste bonheur d'être réchauffé entre vos jambes offertes, je viendrai alors le pourfendre de toute la rage de mon épée.
Il n'arrive pas un jour où je ne passe devant cette orme en bord de Saône, l'âme transie de cette chaude étreinte, nos langues comme des flammes, nos corps dans cette fusion charnelle..
Pardon, pardon, je m'égare...
Je me souviens de Sémur évidemment, cette rieuse complicité qui nous unissait alors, vous aviez été si gentille envers moi, que je vous en suis redevable au centuple.
Quant à Margny, je ne sais combien de temps il me fera lanterner, il me fait le chantage de ne point m'annoblir si je ne le soutiens pas, ce qui est mal me connaître. Mon honneur passant avant mon titre, je doute devenir Baron sous son règne.
Mais que ceci est tristement matériel, alors que vos mains me manquent, je dois bien l'avouer. Au moins la plume, qui constitue leurs prolongements naturels, pallie un peu ce défaut, mais de façon bien moindre. Savoir que votre ennui ne connaît pas d'égal torture mon être d'une langueur vagabonde.
Cependant, tentez malgré tout de prendre plaisir aux paysages que vous découvrez sous le chaud soleil de Juin, prenez part aux discussions, nouez des contacts pour vous, et pour la Bourgogne. Faites contre l'adversité bon coeur, comme votre immense courage vous a toujours commandé de le faire.
Je pense trés fort, et trés tendrement à vous, je couvre chacun de mes mots d'un baiser,
Theognis Montereau.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:47

Titre : Quelques mots à déposer dans un coin de coeur

Expéditeur : Theognis
Date d'envoi : 2007-06-25 16:46:09


Citation :
Duchesse Armoria, tendre inspiratrice,

Vous m'avez écrit que seule la fraîcheur de la mer put apaiser votre corps meurtri par l'insidieuse tentation... Que n'aurais-je fait pour être l'onde qui vous roule dans ses bras, mordant votre peau de baisers dessalés, jusqu'au secret de vos contorsions gémissantes...
Serait-ce l'éloignement qui délivre ma plume de toute retenue? Prolongement naturel des nuits impudiques peuplés de rêves charmants, et des tristes matins la bouche sur le coussin froid. Plus vous vous éloignez, et plus mes songes s'enflamment, car chaque jour est un jour gagné sur votre retour.
J'espère toutefois qu'on vous laissera partir, entre les yeux suppliants et les gestes trop pressants je devine à quel point vous devez vous débattre. Je sais que vous êtes experte dans l'art de gifler et de mordre, et pour manier vos dagues avec dextérité, seulement je ne peux me résoudre à ne point m'inquiéter. J'en viens à prier votre compagnon de s'interposer et de montrer son autorité, ce qui prouve bien à quelle impuissance je suis rendu.
J'ai l'impression sans vous de n'être plus en Bourgogne, le pays entier est fade et sans saveur, les couleurs manquent d'éclats, et les forêts de senteurs. Vous avez emporté tout cela dans vos malles, et les poèmes ne me semblent plus que des rimes navrantes, à la mélodie épuisée.
J'ai bien ri cependant à l'épisode des barques, quel cortège cela a du être! Il est charmant de penser que la Manche sera couverte bientôt d'une flotille bourguignonne. A l'époque de Jeanne d'Arc, nous aurions pu efficacement aider nos amis anglais à bouter le Roy de France hors de Chinon...
Je plaisante, je sais vos sentiments envers la Couronne, et je les respecte. Qu'Aristote vous prenne en sa garde!
Quant à moi, j'applique sur ma signature un baiser enflammé, que vous appliquerez sur votre douce joue...Ou autre part, en fonction de votre humeur,
Je joins à cette missive une fragrance de rose dans un petit flacon, qui se marie, je crois, heureusement avec votre vanille,
Milles tendres pensées vous accompagnent,
Theognis Montereau.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:48

Tournai, Andromaque, janvier (?) 1454

Citation :
Chère Armoria, ma Dame,

Je ne sais pas comment le dire ... la honte et la culpabilité me terrasse quand je vois l'energie que vous déployer à faire de notre belle cité un havre de paix, et quand je compare à ce que je vais vous annoncer.

J'ai déjà laissé passer un certain nombre de courriers de votre douce main, assez pour que vous considériez cela comme un affront personnel, et si je vais vous décevoir, je ne voudrais en aucun point passer pour un goujat aupres de vous.

Il faut donc que je prenne mon courage à deux mains pour vous écrire, et boire la cigüe jusqu'à la lie ...

Mon état dépressif que je cachais par un gout immodéré de l'ermitage ne s'est pas amélioré, et ces derniers temps, je fuyais même les tavernes, quand elles étaient fréquentées, préférant m'abrutir de boissons la nuit et seul ... Je laisse même mes champs en décrepitude ... A tel point que je prefere ne pas reprendre d'animaux, il est déjà suffisant que mon hygiène de vie me tue, sans impliquer d'autres êtres vivants.

Ma seule consolation étaient les études, mais quand je vois le long chemin qu'il me reste à accomplir pour acquérir la sagesse, je me désespère ... Quant à la forge, n'en parlons pas.

Je vous aime ... et ma vie durant j'ai couru aprés des amours impossibles ...

Adieu ma Dame, et que les roses fleurissent à votre passage.
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MessageSujet: Re: Courriers   Mer 6 Fév 2008 - 1:49

Titre : D'anjou...

Expéditeur : Fulbert_lestemain
Date d'envoi : 2007-03-07 11:20:01


Citation :
Armoria,
souffrez que je gomme provisoirement le titre de noblesse le temps d'une lettre.
Que vous le croyiez ou non, je n'ai jamais eu l'intention d'utiliser cet aveux, bien qu'il represente pour moi un echapatoir à la potence, au moment supreme, il est peu probable que je l'eusse utilisée.

Je doute que cet homme que vous semblez estimer soit totalement dupe de cette stratégie, mais je le sais assez attaché à vous pour ne prendre aucun risque, et si vous n'attachez guere plus d'importance à votre titre,s, lui n'assumera pas la responsabilité de votre déchéance nobiliaire.
Voyez ses reformes et voyez quel monstre se cache derrière ce tyran, son avidité du pouvoir et ses propres calculs lui interdise toute erreur de parcours et je serais ce grand de sable, cette épée de Damoclès qui pendra toujours au dessus de lui.
Oui je ne l'utiliserais pas, mais s'il m'execre à ce point, comme vous dites, il ne prendra pas ce risque et me pensera assez méprisable pour faire ce geste.

Pour le reste, je suis rongé de remord et je n'ai jamais oublié ma dette, pas plus aujourd'hui que demain, mais l'avenir appartient desormais aux loups et c'est en loup qu'il faut lutter...

J'ai fuit lors mes responsabilité, en séjournant en Anjou, où là bas encore l'humanité semble être une vertue, une vertue menacée et mourrante, en vue des troupes royales. Je retrouve auprès d'eux un semblant d'espoir et une part de moi, qui a disparu après les évènement que vous connaissez.
L'affaire sera donc reglé plus tôt que prévue, lorsque sans doute aujourd'hui, peut être demain, je tomberais au cotés des derniers hommes du royaume de France à croire que la liberté mérite d'être vécu, fusse pour quelques heures seulement.

Fulbert,
Le moins recommandable des amis
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MessageSujet: Re: Courriers   Ven 22 Fév 2008 - 1:03

Brouillon écrit d'une traite, le 21 février 1456 :

Citation :
Bonsoir, Philippe,

Je me trouve à Autun. Ce soir, je me dirigerai vers Compiègne, à marche forcée. Les terres du Roy ont été attaquées, et il est hors de question que la bannière des Mortain ne flotte pas sur le champ de bataille. Devant assurer ce rôle seule, comme le reste, d'ailleurs, je vais accomplir mon devoir. Plaise au ciel que j'en revienne.

Mais en aucun cas je ne pouvais partir vers ce qui sera peut-être mon dernier voyage sans vous ouvrir mon coeur. L'on croit toujours avoir le temps, mais au bout du compte, la vie n'est faite que d'occasions manquées... Point ne manquerai celle-ci. Celle de vous avouer que si jamais le Seigneur décide de reprendre la vie qu'il m'a offerte, c'est vers vous, et vous seul, qu'iront mes dernières pensées.

J'ai été lâche, Asterius. Moi que vous pensez si courageuse, j'ai été lâche au-delà de tout. Lâche au point de craindre nous voir détruire ce qu'il y a entre nous. Lâche au point d'avoir peur que le mariage, qui sait si bien avoir raison des plus belles histoires, ne finisse par avoir raison de la nôtre.

Lâche au point d'avoir préféré une histoire sans risque, sans enjeu propre à briser mon pauvre coeur, qui toujours a été vôtre, et qui est toujours vôtre, depuis ce jour lointain où nous fûmes présentés l'un à l'autre par Archimbaud...

J'ai eu beau me mentir, j'ai eu beau me rassurer, du temps de Persan, en parvenant presque à me convaincre qu'il ne s'agissait que d'une forte amitié dangereusement teintée d'attirance... A présent, je sais.

Asterius, je vous aime.

Si mon dernier-né porte le nom de son père, je suis heureuse que quelques mots murmurés dans mon délire lui aient donné votre prénom. Ainsi, au moins, si je devais quitter la vie, ce sera en lui laissant quelque chose se rapportant à vous.

A jamais vôtre, et osant maintenant le reconnaître,

Armoria
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 23 Fév 2008 - 0:32

Titre : Re: Missive vanillée

Expéditeur : Asterius
Date d'envoi : 2008-02-22 10:41:22


Citation :
Très chère Princesse, ma Duchesse,

Vous me voyez dans le désarroi de vous savoir bientôt en danger pour combattre sous la bannière de votre époux. N'est-ce point l'homme normalement qui monte au combat, défendant ainsi sa femme et ses enfants? Ah, cela me rappelle cette époque où, à la place d'une fourche, j'empoignais ma hache pour monter au château et buter hors de Bourgogne ce triste sir de Jacknight...

Mais vous êtes une femme d'action. Et vos charges ne sont point celle d'une mère qu'il faut défendre, vous offrez, à la manière d'un gentleman, des roses à un vieillard sénile... Que voilà une terrible guerrière, qui sait à la fois manier la rose et l'épée. Nul doute que, en vous épousant, le royaume s'est octroyé l'Egide. Je n'ai nulle crainte pour lui, et peu pour vous. Sachez que mes prières seront chaque jour à votre protection.

Je ne vous ai pas encore remercié pour votre présent. Il m'a laissé pantois et... joint à votre dernière lettre... quel témoignage... et ainsi votre fils à mon prénom... A moi qui n'ai point de descendance, c'est presque avoir voulu m'en donner une... C'est un cadeau sans équivalent qui me trouble profondément.

Cette maladie qui a failli m'emporter nous a autant réunis autant que séparé. Séparés car vous ne pouviez raisonnablement vous lier à un malade, et enterrer vos rêves et ambitions. Réunis car jamais il n'a été plus évident que nos âmes vibres sur les mêmes harmoniques. Quelle étrange destinée...

Merci du fond du coeur pour votre lettre. Prenez grand soin de vous, car je ne survirai point si vous veniez à tomber.

Avec mon amour éternel,

Philippe.
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 23 Fév 2008 - 1:59

Brouillon, le 22 février 1456 :

Citation :
Philippe,

Je vous écris de notre campement vespéral. Avoir reçu missive de votre main m'est d'un réconfort que vous n'imaginez sans doute pas, en cette rase campagne triste à pleurer...

Je le concède, c'est en temps normal à l'homme de porter les couleurs de sa famille, et de sauver son honneur. Mais l'on ne saurait le faire en se terrant dans quelque monastère berrichon... Le Roy est absent, le Dauphin je ne sais où, tout comme la Reyne. Il est assez ironique de penser que le seul membre de la famille royale qui prenne les armes soit une petite bâtarde née en Bretagne... Mais vous connaissez mon sens du devoir.

Votre maladie... Elle n'avait aucune prise sur ma décision, pas plus que votre canne. Juste la peur de vous perdre si nous nous unissions. Je reste convaincue que le mariage est la mort de l'amour, un rêve cruel que l'on enseigne aux enfants. Quand je vous ai soigné à Arnay, si je n'ai pas craint pour ma vie, c'est parce que sans vous, elle n'aurait plus eu de sens aucun. Tout simplement.

Je serai prudente, pour autant qu'on le peut être dans ces circonstances.

Vôtre,
Armoria

PS : ne parlez point de vous, de grâce, comme un vieillard sénile, point ne l'êtes... Vous êtes... Mon Asterius. Si le voulez.
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MessageSujet: Re: Courriers   Jeu 17 Avr 2008 - 19:17

Titre : Missive vetyverrée

Expéditeur : Asterius
Date d'envoi : 2008-04-04 08:00:46


Citation :
Mes hommages Armoria,

Cela fait un moment que votre lettre repose sur mon bureau, et que j'hésite à y répondre. Mais l'absence de vos nouvelles me ronge le ventre, et je crains malgré moi qu'il ne vous soit arrivé quelque chose.

Si je ne vous ai écris, c'est que je crains de la teneur de nos échanges. Oh, non pas que mes sentiments aient changés d'une once, mais... J'ai du mal à comprendre le sens de tout cela. Vous vous êtes éloignée tant de fois, de coeur ou de raison - vous vous êtes remariée, mais aussi de vos charges qui vous emmène si souvent loin de la Bourgogne, et non sans danger... Tout cela ressemble à un doux rêve, que l'on ne peut saisir, dont on craint que l'issue finale ne se transforme en cauchemar, et dont on sait que l'on s'en réveille chaque jour... Votre fils porte mon nom. Dieu sait combien cela a pu me remplir de joie. Mais il reste le fils de votre époux... Qu'est-ce dont, sinon un mirage d'une vie à côté de laquelle on passe...? Oui, un beau rêve mais...

Vous me manquez, ma Duchesse. Vous êtes loin, bien trop loin...

J'ai décidé de me retirer. Une petite semaine pour m'isoler et songer à diverses choses. Et me préparer à partir. Nevers ne me convient assurément plus. Mais oh, je n'irais point bien loin. La capitale me changera probablement...

Revenez nous, et revenez vite.

A jamais vôtre,

Phillipe
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 29 Avr 2008 - 14:35

Le 29 d'avril 1456

Wulfen a écrit:
Bonjour Altesse,

Je me permets par la présente de solliciter de vostre bon vouloir la nomination officielle de Dame Morgwen à la charge de Roy d'Armes de France.
J'ai bien conscience de vous avoir froissée par le précipitation avec laquelle j'ai lancé la cérémonie relative à ce changement mais je ne souhaite pas que mon successeur en patisse.
Je suis seul responsable et je vous renouvelle donc mes excuses pour cette coupable maladresse.
En l'attente de vous lire,

Respectueuses salutations
,

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MessageSujet: Re: Courriers   Jeu 15 Mai 2008 - 20:03

Reçue à Laval, le 15 de mai 1456 :

Citation :
Titre : retournez dans votre trou à rats

Expéditeur : Kandrek
Date d'envoi : 2008-05-15 17:58:14


Faites donc plaisir à vous et à la Bretagne et retournez dans le trou à rats d'où vous venez avant de mourir et de devoir vous supporter pendant 45 jours.


Réponse immédiate :

Citation :
Mon brave,

Je vais me faire un plaisir de vous obéir promptement. Voyez-vous, il se trouve que je suis née dans la région de Plélan le Petit... Je compte bien porter mes pas dans ce qui fut la masure maternelle au moment où je viendrai tenter de vous caresser de ma lame.

A très bientôt donc,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Lun 19 Mai 2008 - 18:08

Le 19 de mai 1456

Citation :
Bonjour, mon ami,

Quelques nouvelles depuis le campement sis devant Fougères. Nous avons mené voici deux jours le premier assaut du front nord sur les troupes bretonnes. Le Très-Haut nous a accordé le gain de cette première escarmouche, si toutefois l'on peut parler de gain quand il y a plus de morts chez l'avdersaire que chez soi...

Dans la Bretagne aux villes imprenables, Vannes est tombée la semaine dernière, du fait d'une stratégie, un brin retorse, je vous l'accorde, mais au moins, efficace.

Quant à Laval, elle a regagné ce jour le giron mainois, sans que nous n'ayons eu à nous battre contre les pauvres paysans locaux engagés par les Bretons par méconnaissance.

Je vous avoue que plus le temps passe et plus votre sage bonhommie me manque, ainsi que votre calme légendaire. En êtes-vous toujours à vous vouloir retirer du monde, à la recherche de votre ataraxie, ou viendriez-vous lever l'épée auprès de moi ?

La présence d'un ami de si longue date, et si réconfortant, serait je l'avoue un beau cadeau... Et une belle surprise.

Je relis régulièrement votre missive, et il ne se passe que peu de jours sans que je ne me demande ce que vous penseriez de mes actes, sans que je ne demande si selon vous, je suis sur la bonne voie. Il est curieux de constater que votre avis me tient à coeur.

Par la présente, je vous demande de prier pour Gaborn, dont la disparition m'a fait parvenir jusques ici de funestes échos. Je ne sais toujours pas s'il a été retrouvé ou non, et encore moins s'il est sain et sauf.

Si vous ne trouvez point le temps de me répondre, ce dont je ne vous tiendrai nulle rigueur, vous le savez, trouvez, de grâce, celui de cette prière.

Amicalement, et mignonnement,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 20 Mai 2008 - 14:37

Le 20 de mai 1456, à Niss, avocate bretonne

Citation :
Madame, le bonjour,

Ainsi que vous le savez, je me trouve en Bretagne, arme en main, sur l'ordre de mon suzerain, le Duc de Bourgogne. Lui ayant fait hommage-lige, je n'aurais en aucun cas pu m'y soustraire faute d'être tenue pour félonne, ce qu'oncques n'ai été.

Fait devant les murs de Fougères, le 20 de Mai 1456,
Armoria de Mortain
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MessageSujet: Re: Courriers   Mar 3 Juin 2008 - 23:28

Titre : Re: Quelques nouvelles

Expéditeur : Cardinal de Nuits-Saint-Georges
Date d'envoi : 2008-06-03 21:33:22

Reçu à Fougères

Citation :
bonjour mignonne enfant,
le beau cardinal fut ravi d'avoir de vos nouvelles, il fut content d'apprendre que l'inhumain aristote permettait enfin aux gentils d'entrevoir les prémices d'un triomphe sur ces fourbes bretons qui ne sont guères francs ... le beau cardinal espère que durant le laps de temps écoulé pour vous faire parvenir cette missive, d'autres avancées auront été menées sur le front breton et que bientôt la paix règnera dans tout le royaume

quant au sympathique gaborn, le beau cardinal doit avouer que c'est vous qui lui avez appris sa disparition, il priera pour son salut

que l'inhumain aristote vous garde
amicalement
cardinal, baron de nuits-saint-georges, duc de beaujeu et pair de france
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MessageSujet: Re: Courriers   Sam 7 Juin 2008 - 0:30

Le 17 de Mai 1456

Perturabo a écrit:
A Armoria de (illisible) d'Etampes, Duchesse de Saulieu et des Dombes, Baronne d'Ath, Pair & Grand Maitre de France.

Je, Maximilian
(illisible) de Pazzi e de Lopela, disant Perturabo, Com de Peiregòrd e Com de Engolmès per la volença del pòble, Bar de Confolent per la volença del desen fevatièr de Peiregòrd e de Engolmès, vous salue.

Qui sait si ce courrier vous parviendra
(illisible) jusque là où vous êtes, je donnerais pour directive 'plein Nord, le Maine, la guerre' au coursier responsable du pli, en m'assurant de la qualité de ses services par une (illisible) généreuse.

Vous avez eu vent de l'entrée en terres de Breizh par les glorieuses armées de l'alliance du centre, ainsi que les assauts sur Rieux et la prise de Vannes. Vous avez eu vent que deux des armées composant
(illisible) sont menées par des officiers Périgordins et Angoumoisins, à la tête de la 'Primiéra Companhià de Peiregòrd e d'Engolmès' et (illisible) d'Engoulaeme'. Vous savez sans nul doute, les coûts faramineux qu'engage le Périgord-Angoumois dans cette guerre, en ayant répondu plus que favorablement à la levée du ban de Sa Très Aristotélicienne Majesté. Vous n'êtes pas sans (illisible) qui pèsent sur mes terres - l'armée de pillards dite Nihil Obstat qui s'est emparée de Cahors, et qui fait marche sur notre sol.

Car c'est l'intégralité d'une compagnie d'ordonnance qui a été levée, envoyant ainsi nos précieux et compétents soldats de l'armée régulière se battre sur un théâtre d'opération lointain ; dont la plupart l'ont foulé l'an dernier, et dont les néophytes connaissent le danger de leur métier.
(illisible) cinquantaine d'hommes dont nos nobles qui furent envoyés, les sièges biens vides des assemblées de noblesse en témoignent ; qui combattent pour la Royauté et le Lys d'or sur champ d'azur, faisant preuve de (illisible)neur et de dévouement pour une entité qui n'est que trop lointaine, Paris ; mais avant tout pour leur sol et leur terre, le Périgord-Angoumois.

Princessa, je me permets de vous envoyer la présente missive pour vous adresser la demande suivante. Le Périgord-Angoumois ne peut subir seul
(illisible) de la guerre. Le Périgord-Angoumois ne peut s'endetter au risque de voir sa grandeur s'éteindre à feu lent. Le Périgord-Angoumois ne peut abandonner ses hommes en Bretagne, ni (illisible) le conflit en cours. Le Périgord-Angoumois subit à l'heure actuelle une menace à l'intérieur de ses frontières, et voit ses villes, hameaux et fiefs saccagés par des pillards rassemblés. Sur deux champs de bataille, le Comté de gueules et d'or (illisible). Sur deux champs de bataille, le Comté aux trois lions et au losangé voit ses hommes défendre courageusement leurs idéaux et leur sol.

Princessa, je ne veux pas voir le Périgord-Angoumois se mourir. A long terme, si les promesses de remboursements ne sont pas faites, alors c'est ce qu'il adviendra
(illisible). Princessa, je quémande écus, vivres, nourriture et armements pour la loyauté de mes troupes, la fidélité de mon Comté à la Couronne, et l'allégeance faicte par moi-même à la Royauté. (illisible) peuple s'affame, car mes hommes voient leurs armes se briser, car notre prestige ne peut être maintenu que par l'argent. Car je ne souhaite point faire retirer mes troupes par manque de vivres, de volonté belliqueuse, d'envie guerrière de moi-même et de (illisible) comtal je reste à votre disposition pour tout compromis si vous ne pouvez satisfaire les précédents. Car j'aime certes l'argent, mais j'aime également le pouvoir, les titres et les amantes ; (illisible) sauriez sans nul doute me soutenir chez les pairs, et, qui sait, parait-il que vous vous êtes inclinée pour parvenir là où vous en êtes selon certains faquins, mais n'y voyez nulle offense car c'est ce que moi j'eusse fait et ferais sans scrupules ni (illisible) aucun.

Princessa, n'y voyez pas non plus chantage ou menace, uniquement tentative de compromis afin de pallier le besoin incessant des miens, de mes troupes et de mes concitoyens ; selon ce que l'occasion vous a gratifié comme attributs afin de parvenir à la fin de vos entreprises.

Saludanças.
Perturabo de Louvelle
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